vendredi, décembre 08, 2006

Carquois

L'amour a sorti de son carquois
Ses flèches de plumes et de flammes
Juillet Août, l'amour est québécois
Et le Québécoise s'enflamment

Le soleil a rendez-vous avec le Saint-Laurent
Avant que les baleines reviennent
Du nord, qu'les baleines ne l'enroulent
Et que l'hiver visse ses écrous

Serge Lama - Les Québécoises (extrait)

 

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Un carquois est un étui à flèches. Ce mot est apparu en son état moderne en 1328. Il vient du persan "terkech", qui s'est transformé en "tarkasion" (en grec médiéval), puis en "tarchais" (en 1170) et "carcan" (en 1213).

Et voilà !!

mardi, septembre 26, 2006

Bistro

On se disait des mots
Le soir dans les bistrots
On se confiait des choses
Qui disaient pas grand chose
Pas grand chose
On se disait les gens
On se disait l'argent
On parlait, on parlait
Et puis on reparlait
Quand nos rêves pensaient ...

(Quand est-ce qu'on fait l'amour - Serge Lama [extrait])

  

  

L'origine étymologique russe bistro (ou bistrot) (en cyrillique : быстро) signifiant vite est contestée et on lui oppose une origine signifiant un marchand de vin tenant café. En effet, selon le dictionnaire Le Robert, le mot « bistro » est attesté dans la langue française seulement depuis 1882.

Concernant l'étymologie russe, celle-ci daterait de l'occupation russe de Paris (1816-1818). La prononciation du « i » de bistrot est un son intermédiaire entre le i et le ou. Les soldats russes n'auraient pas eu le droit de boire et auraient donc été pressés craignant l'arrivée d'un gradé. D'où le mot bouistro, bouistro, vite... vite.

Une autre interprétation est basée sur le fait les soldats russes étant l’occupant, les serveurs traînaient des pieds pour leur apporter à boire, les soldats énervés criaient alors « быстро, быстро » (bouistro, bouistro), ce qui signifiait « vite, vite »..

Certains auteurs le font venir de Mastroquet (nord de la France) / Bistroquet (sud de la France) signifiant au départ un domestique, puis le domestique du marchand de vins, puis le marchand de vin lui-même.

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Bon, allez, pour se remettre de tout çà, on va s'en jeter un derrière la cravate, hein ? (hippppssss)....

mercredi, avril 19, 2006

Whisky

Comme à un rocher
Comme à un pécher
Je suis accroché à toi
Je suis fatigué
Je suis épuisé
De faire semblant d'être heureux
Quand ils sont là...
Je bois toutes les nuits
Mais tous les whiskies
Pour moi ont le même goût
Et tous les bateaux
Portent ton drapeau
Je ne sais plus où aller :
Tu es partout.

(Serge Lama - Je suis malade [extrait])

 

Un whisky est un mot anglais (bon, çà, on  s'en serait douté...), qui est apparu dans les années 1770 (c'était un mardi, je crois....). Mais, ce que vous ne savez peut-être pas (et moi non plus, d'ailleurs, il y a encore quelques heures...), c'est que l'étymologie est en fait gaélique : usquebauqh. Non, non, mes doigts n'ont pas bégayé sur le clavier... C'est bien ce mot qui est à l'origine de notre whisky ! Ne me demandez pas comment çà se prononce ! Mais ce que je sais (merci le dico d'étymologie !), c'est que cela veut dire "eau-de-vie" en gaélique. Et oui, le whisky est une eau de vie de grains (seigle, orge, avoine, maïs), fabriquée dans les îles britanniques et en Amérique du Nord ! A noter qu'un écossais demandera plutôt un sctoch, un irlandais un whiskey, un canadien un rye, un américain un bourbon. Toutes ces variétés ont des compositions différentes ; mais tiens, rien que d'en parler, j'irais bien me sketter une pinte... avec un whisky ! (hippssss !).

Ce mot offre la possibilité d'avoir deux orthographes pour son pluriel : on dit des whiskys ou des whiskies. A ne pas confondre avec Whiskas, la pâté pour chats !!!!


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Et bien sûr, comme toujours, rappelez-vous que l'alcool est à consommer avec Maud Eration (tiens, je la connaissais pas, celle-là... Z'avez son portable perso ? ...hipppsssss).

samedi, mars 25, 2006

Moleskine

Je lui mets en sourdine une cassette de Gainsbourg
Et sur la Moleskine, je la...
L'album "Love on the beat" en trente trois petits tours
Je me suis fait toutes les faces de Gainsbourg

    
(Serge Lama - La musique et l'amour [extrait])

  

*  *  *  *  *

  

Le mot "MOLESKINE" est d'étymologie anglaise, et est apparu pour la première fois vers le milieu du XIXième siècle. Il est construit à partir du mot "mole" (qui veut dire "taupe", en anglais), et de "skin" (qui veut dire "peau"). Donc, comme vous êtes très perspicace et que vous avez déjà juxtaposé ces deux mots, vous avez compris que moleskine, étymologiquement, veut dire "peau de taupe".

Mais bon, quand on l'emploie aujourd'hui, c'est dans son sens plus actuel, c'est à dire pour désigner (1) soit un tissu de coton très fort présentant une face satin et une face croisée [euh... j'vois pas trop, là...], (2) soit, de façon plus courante, [ouf... les mecs, on pourra peut-être la comprendre mieux, celle-là....], une toile de coton revêtue d'un enduit mat ou verni imitant le cuir.

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On reste pote ? Alors.... "taupe"-là .... Remarquez, j'aurais pu faire un calembour avec "Taupe-less"... Pour Lolo, ç'aurait été pas mal, non ?
Hihihi....

Et si vous voulez lire le texte de la chanson en entier, cliquez ICI : Isabelle l'a affiché aujourd'hui sur sa Une. Comme quoi, le travail en équipe, çà a du bon !!

mardi, février 28, 2006

Pusillanime

Je suis mon ennemi intime,
Velléitaire, pusillanime,
Influençable et sûr de moi ;
Je fais tout le contraire
De ce qu'on croit.
Quand j'entends hurler à la lune
Les bergers allemands des tribunes
Je me demande comment ils font
Pour être si sûrs d'avoir raison.
Je suis un homme,
Je suis un homme,
Je suis un homme,
Je suis un homme.

(Je suis un homme - Serge Lama [extrait])

  

"Pusillanime" vient du bas latin "pusillanimus", qui vient lui-même des mots "pusillus" et "animus". Ce mot remonte à l'an 1265 environ. La traduction de ces deux mots latins veut dire "esprit étroit, esprit mesquin". Donc, "pusillanime" (qui est autant un nom qu'un adjectif) veut dire "qui manque de courage, qui a peur des responsabilités". A noter qu'on le trouve mentionné dans la Vulgate (traduction latine de la Bible, oeuvre de Saint-Jérôme).

Qu'on se le dise !!

*****

Et puis, tiens, on pourrait faire un joli vers avec tout çà :

"Prends Gard ! Où il y a puce, il y a Nîmes..." Et c'est pas la photo ci-dessous qui nous montrera le contraire ! Hihihi

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lundi, février 20, 2006

Orphéon

Des vagues de chansons ont fleuri dans ta gorge
Chansons d'après l'amour, chansons de caniveaux
Des vagues de refrains qui sifflaient Jules ou Georges
Et qui marquent les ans derrière tes yeux clos...
De ton corps de ta vie c'est tout ce qui te reste
Ces morceaux d'orphéon jaunis par les années.
Et que tu chantes encore quand ils ôtent leur veste
En te parlant d'amour comme des écoliers....

(Des vagues d'étrangers - Serge Lama [extrait])

  

Un orphéon est, en 1767, un instrument de musique à corde et à clavier. Ce mot est tiré d'"Orphée", personnage de la mythologie grecque, célèbre comme musicien (*). En 1833, il désigne une école, une société de chant choral composée d'hommes. Dès 1868, son sens s'est étendu, et "orphéon", dans son sens moderne, désigne aujourd'hui une fanfare. Dans la chanson qui précède, je ne crois pas que Serge Lama ait retenu le sens moderne, mais plutôt le sens précédent (à mon avis)....

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(*) : Fils du roi de Thrace, Oeagre et de la Muse Calliope, Orphée est le plus grand poète légendaire de la Grèce. Comblé de dons multiples par Apollon, il reçut en cadeau du dieu une lyre à sept cordes, à laquelle il ajouta, dit-on, deux autres cordes, en souvenir des neufs Muses, les soeurs de sa mère. Il tirait de cet instrument des accents si émouvants et si mélodieux que les fleuves s'arrêtaient, les roches le suivaient, les arbres cessaient de bruire. Il avait aussi la faculté d'apprivoiser les bêtes féroces.
Les Argonautes se servirent de ses talents dans leur expédition. Par la douceur et la beauté de sa voix, il sut calmer les flots agités, surpasser la séduction des Sirènes et endormir le dragon de Colchide. Il voyagea en Egypte et s'initia aux mystères d'Osiris, dont il devait s'inspirer en fondant les mystères orphiques d'Eleusis. Au retour de l'expédition des Argonautes, il s'établit en Thrace, où il épousa la nymphe Eurydice. Un jour, le jeune femme, voulant échapper aux avances du berger Aristée, s'enfuit et, piquée par un serpent, mourut aussitôt. Fou de douleur, Orphée obtint de Zeus la permission d'aller la retrouver aux Enfers et de la ramener sur Terre. Avec sa lyre, il calma le féroce Cerbère, apaisa un moment les Furies et arracha sa femme à la mort, mais à condition de ne pas la regarder avant d'avoir atteint le monde des vivants. Au moment où il parvenait aux portes de l'Enfer, il tournait la tête pour voir si Eurydice le suivait. Alors elle s'évanouit à ses yeux et pour toujours. Revenu en Thrace, Orphée voulut demeurer fidèle à son épouse disparue, et dédaigna l'amour des femmes de son pays, qui dépitées, mirent le poète en pièces. Sa tête jetée dans l'Hèbre fut recueilli à Lesbos.
Sa lyre fut placé par Zeus parmi les constellations à la demande d'Apollon et des Muses, qui, de leur côté, accordèrent une sépulture à ses membres épars aux pieds de l'Olympe.

*****

Si vous voulez le texte complet de la chanson "Des vagues d'étrangers", allez sur le site d'Isabelle en cliquant ICI, car elle sort le texte de cette chanson aujourd'hui ! Ca c'est de la collaboration !!

mardi, février 07, 2006

Entregent

Jean Hugues, Yves, Jean
Etaient intelligents
Mais nuls au niveau de....

On ne peut pas tout avoir !
Alberto, Pierre, André
Avaient des dons secrets
Mais il est sorti de leurs mémoires
Jean Hugues, Yves, Jean
Avaient de l'entregent
Mais pas d'entrejambe...

On ne peut pas tout avoir
Jean Claude Eric et Louis,
Leur disaient toujours oui
Ennuyeux au bout de quelques soirs...

(Les Marie-France - Serge Lama [extrait])

  

Entregent est composé de "entre" et de "gens". "Avoir de l'entregent" signifie "avoir de l'habileté" ; c'est une expression qui est apparue au XVième siècle en France ; l'entregent signifie etymologiquement "art de se conduire entre gens" (référence "M. de la Salle"), ou bien encore "adresse à se conduire, à se faire valoir". Et enfin, rappelons-nous que ce nom est masculin : on dit un entregent.

Qu'on se le dise !!

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Tiens, pour rigoler deux minutes, je vous montre une situation dans laquelle Serge Lama est "entre Jean(s)"... Elle est bien bonne, celle-là...

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Et comme dirait l'autre, quand j'ai faim, je me fais volontiers un bon sandwich à l'entre-jam... bon, car il ne faut pas que "Jean jeune" (j'en jeûne) à gauche, sinon je ne ferais pas des "Jean vieux" (des envieux) à doite ...

Bon, j'arrête.... Hihihi
 

mercredi, janvier 25, 2006

Jérémiade

Je vous propose d'inaugurer aujourd'hui une nouvelle rubrique : les étymologies de mots utilisés par Serge Lama dans certaines de ses chansons, soit parce que cette étymologie est curieuse ou surprenante, soit parce que le mot retenu n'est pas "hyper-courant" dans le langage de tous les jours. J'espère, en tout cas, que cela vous plaira, et surtout vous amusera !

  

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Elle est pas gaie, ma sérénade,
Loin des projos tout paraît fade,
Les simagrées, les jérémiades,
L'amour, l'amour, sont des salades,
Loin des estrades,
Loin du soleil des projecteurs,
Ils font pâlots les cris du coeurs,
Ils sont sans sève les serments,
Qu'on pleure dans les appartements...

(Je n'me sens vrai que sur la scène - Serge Lama [extrait]).

  

"Jérémiade" signifie plainte, lamentation persistante. Ce mot vient des suppliques de Jérémie. Ce dernier était un prophète biblique né en - 650 et mort en - 580. Il fut le témoin de la fin du royaume de Juda, et et de la chute de Jérusalem (en - 587). Sa prédication a préparé le peuple juif à traverser l'épreuve de l'exil en conservant sa cohésion et son âme. Les lamentations de Jérémie sont une suite de complaintes sur Jérusalem dévastée... mais leur attribution à Jérémie est sans réel fondement historique...

Qu'on se le dise !!

  

medium_jeremie.2.jpgCi-contre : le prophète Jérémie pleurant la destruction  de Jérusalem - 1630 - Étude REMBRANDT VAN RIJN