dimanche, juin 17, 2007
Une vie simple et tranquille

Je tenais, en ouvrant cette 352ième et ultime note, à vous dire combien cela a été un plaisir de conduire ce site pendant plus de 2 ans. Un plaisir de vous faire une surprise, en essayant tout modestement de vous surprendre, de vous faire sourire, jouer, découvrir, ou bien de vous émouvoir.
J’ai voulu créer un site décalé. Je tiens à ce mot car il me correspond assez bien, menant ma vie en essayant de sortir des sentiers battus, malgré les exigences de la vie et ses contraintes. Aussi, j’espère que vous en garderez un bon et agréable souvenir.
Je tiens à vous remercier pour vos participations, vos encouragements, tout au long de ces 27 mois. Je ne peux bien sûr pas être exhaustif et ne m'aventurerai pas dans une liste nominative, de crainte d'en oublier. Mais chacun d’entre vous pourra se reconnaître comme cible de mes sincères et chaleureux remerciements.
Je sais que cette décision va en attrister certains. Peut-être en soulager d'autres. C'est la vie. En fait, ce site m'apparaissant avec évidence comme de plus en plus éloigné des attentes des internautes, j'ai préféré baisser le rideau plutôt que de végéter. Simplement... et sans tra-la-la (c'est pourquoi, pour une fois, et afin de ne pas sombrer dans le "pathos", aucun commentaire n'est possible sur cette note).
Je n'en veux à personne. Pas même à Lama himself. Loin de moi l'idée d'attendre un retour de sa part, même si dans le cas présent, son indifférence atteind des sommets. Mais bon, pour faire "léger", je crois tout simplement que j'ai mieux à faire.
Je vous souhaite bonne continuation sur la toile. Bon vent à tous les sites et blogs qui existent, et à ceux qui existeront demain : le monde du virtuel est instable, et ce qui naît un jour continue à être, ... jusqu’à ce qu’il ne soit plus.
De mon coté, j'ai d'autres projets (littéraires, musicaux, politiques,...). Je me doute bien que je ne pourrai pas tout faire, mais là, j'ai vraiment envie de passer à autre chose.
Alors à bientôt peut-être... Et surtout : soyez heureux !
Au revoir.
Laurent
15:50 Publié dans Zeu bloguinou, et pi moi ! | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Serge Lama, chanson française
mercredi, juin 13, 2007
Granville : l'épilogue (A la Vie. A l'Amour)
Je suis rentré dans ce restaurant davantage par réflexe que par besoin. En fait, je n’ai pas faim du tout. Depuis quelques heures, j’ai une boule dans la gorge et dans le ventre. Elle m’a dit qu’elle ne pourrait pas venir... A la réception de son texto, j’ai ressenti tout le long de mon dos un glacement humide qui m’a ouvert les portes de l’enfer. Je n’ai même pas pris la peine de décommander la table pour deux que j’avais réservée dans ce grand restaurant parisien près de la gare de Lyon, et où je pensais passer ma soirée avec Elle. Pardon... mais je n’ai pas eu envie de recomposer ce numéro qui, pourtant, il y a seulement 48 heures, était empreint d’une magie de grand bonheur.

Alors je me suis retrouvé dans cette pizzeria minable, entre un arrêt de bus et une pharmacie dont la croix faisait des échos verts sur le trottoir, après la pluie qui était tombée en fin d’après-midi, et qui retombait de plus belle depuis une heure.
On m’a installé dans un coin, au bout d’une banquette. Une petite table de rien du tout avec pour seule compagne une chaise vide devant moi. Une chaise vide, vide comme l’absence et le froid. Je n’arrête pas de la regarder, cette chaise vide. J’ai presque envie de lui parler.
Je suis triste. Horriblement triste. Triste à en mourir.

Dans un restaurant vide ou les mouches se taisent
J'aime entendre l'écho des phrases refroidies,
Cette conversation muette qu'ont les chaises
En groupe, sous le lustre éteint, l'après midi.
Je ne sais même plus ce que j’ai commandé pour dîner. En fait, je ne sais même pas pourquoi je suis rentré là-dedans… : je ne peux rien avaler. Le parfum qui se dégage de l'assiette que vient de m'apporter le serveur ne me procure même plus les douces sensations habituelles. Mon dîner refroidit. Il peut toujours attendre ! Il ne sera jamais aussi froid que ce que je ressens en ce moment dans mon ventre.
J'ai les yeux dans le vide. Désespérément. Je pense à Elle, évidemment. A ce qu’elle doit être en train de faire en ce moment-même. J’ai les plus gros doutes sur son emploi du temps de ce soir. Surtout depuis qu’Elle m’a parlé de ce « JL », chez qui Elle a fait, il y a quelques semaines, une fiesta du tonnerre ! Chez lui, autour de sa piscine, sur les hauteurs de Nice où Elle est allée passer un week-end de fête… Elle m’a dit qu’Elle était « super-pote » avec lui. Mais qu’est-ce que çà veut dire, bon sang ?? C’est quoi le message ? Il l’a culbutée ou non ? Je ne sais pas. Mais j’imagine cette fête, avec sûrement plein d’amis et d’amies. La musique, les jeux, les karaokés, les toasts, le vin frais qui sort du réfrigérateur… Avec la chaleur qu’il faisait, ils ont du passer des heures innombrables dans l’eau. Et à minuit, qu’ont-ils fait ? Est-ce que JL n'aurait pas suggéré de baisser la sono, de baisser la lumière, pour que tout le monde puisse, sans honte, s’offrir un bain de minuit, nus dans sa piscine ? Alors tous les maillots seraient tombés en même temps, et puis… et puis…
Les gens dans les piscines privées,
Se privent d’espérance...
« Il vous manque quelque chose, monsieur ? ». Le serveur, par ces simples paroles, m’a rappelé où j’étais. « Non, merci, lui ai-je répondu. Tout va bien ». Alors j’ai ré-attaqué mon plat, comme un ouvrier à la chaîne qui reprend son dur labeur. Sans plaisir.
Un petit bouquet de fleurs est censé agrémenter chaque table. Le mien est un bouquet multicolore, à dominante sombre. Je ne saurais dire ce que c’est au juste, ni même si une odeur quelconque s’en dégage. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je ne sens plus rien. Je ne sens qu’Elle… Le restaurant est de plus en plus bondé, mais, malgré le bruit, j’ai l’impression d’être seul, dans le vide... Seul : je sais que c’est le mot qui marquera désormais ma vie jusqu’à mon dernier souffle….
Déjà fanées les fleurs deviennent funéraires,
Et la tapisserie est un ciel sans saveur ;
L'ensemble a comme un goût de mort, et de mystère.
Quand le faux jour d'hiver délave les couleurs.Les vitres n'ont d'éclat,
Que ce que le tissu des rideaux laisse filtrer,
Peut-être... laisse t-on en été, bailler une fenêtre.
Et l'horloge tranquille a un air au-dessus
Qui règne sur ce silence qui converse,
Et que trouble parfois au dehors une averse,
Sur les porte-manteaux dorment les pardessus.
Tout se mélange. J’ai les lèvres sèches. Rien ne peut m’enlever de la tête ces visions d’horreur dans cette piscine. Je phantasme, je le sais. Je délire complètement, mais c’est plus fort que moi,... parce qu’Elle est en moi.
Parce que je l'aime. D'un amour dément. Dément et indescriptible.
Bien sûr, je meurs de jalousie. Mourir au premier sens du terme. Je fane de minute en minute. J’ai la jalousie dans le cœur, dans la tête, dans le ventre, dans le sexe. J’ai envie qu’on me dépèce sur place pour m’enlever ce fiel, cet acide, ce cancer qui me ronge avec perversité. Je voudrais être dans un petit village de Normandie et regarder son monument aux morts… pour y lire mon nom inscrit dessus…

Je ne sais qu’une chose : je ne vais pas bien.
J’ai fini la moitié de mon assiette. Ça ira largement. J’ai demandé l’addition au garçon qui s’est empressé d’aller voir le responsable de la salle pour l’informer que ma table aller se libérer. Les affaires sont les affaires… Mais tout ce business me dégoûte. Ça y est, deux jeunes hommes viennent d'entrer et je vois le patron les accueillir avec une avalanche de sourires et leur apprendre qu'une table - la mienne - serait disponible dans quelques instants. Vu leurs manières de s’avancer, je pense qu’il s’agit d’un couple… Les deux jeunes hommes se sourient et dans leurs yeux passe un courant de gentillesse et de douces attentions. C’est écrit sur leurs fronts ! C'est beau...
Les amitiés particulières,
C'est quand les filles nous font peur...
Il y a peut-être cent personnes dans cette salle bondée. Il me semble entendre des milliers de voix. Je perçois des cris d’enfants... Et pourtant, je vis le supplice de l’attente, le supplice du néant. Le supplice de l’absence… Malgré tout ce monde qui grouille autour de moi, je ne vois personne. Parce que je ne peux pas penser à autre chose qu’à Elle. Je revois sans relâche ses yeux verts, je sens sa présence comme si Elle était près de moi, avec son parfum si doux. J’ai envie de sa peau, de sa main… Sa présence aux teintes de la Manche, sa voix fraîche comme la mer qui borde le port de Granville… Elle me manque ! Elle seule sait me parler. Elle seule sait m'écouter. Elle seule sait me rassurer, sait m'aimer. J’ai envie de l’embrasser, de la caresser, de la prendre dans mes bras, de la sentir tout près de moi. J'ai envie de la chérir...
Vite, sortir d'ici… aller ailleurs !! Je ne sais pas où, mais sortir de ce restaurant où je n'ai pas ma place !! Je tends sans presque y réfléchir un billet au serveur ; il me remercie et s’apprête à me rendre la monnaie ; mais lorsque je lui ai dit qu’il pouvait la garder, il est resté sans voix, tant ce qu’il devait me rendre devait être important. Mais çà n’a aucune espèce d’importance : je m'en fiche comme de ma première chemise. Il faut que je prenne l’air.
En franchissant le seuil, je me suis aperçu que j’étais moite, les cuisses et le dos trempés d’une angoisse froide. Il pleut sans discontinuer mais ce n’est pas grave. Mécaniquement, je pourrais respirer, mais je n’y arrive toujours pas. Je halète. Je suffoque. Je pense que je vais étouffer. Je m’appuie contre un candélabre et les passants se posent des questions en me regardant dans cet état, trempé sous cette pluie battante... Alors je me suis mis à marcher...
Et c'est là que tout s'est passé. Je n'ai rien vu venir tellement cela a été rapide, mais j'ai entendu. J'ai entendu une voix d'ange hurler mon prénom de tous ses poumons : la voix d'un elfe magique.... Elle, cet amour si parfait qui avait essayé de me joindre toute la soirée, et moi, pauvre idiot qui avait coupé la sonnerie de mon portable... Oui, c'est Elle !
Du trottoir d'en face, Elle m'a aperçu sortir du restaurant. Alors Elle s'est mise à hurler, en pleurant, en me demandant pardon. Mais pardon de quoi ?... Quelle erreur aurait-Elle bien pu faire pour me demander pardon ? Aucune, évidemment... Demande-t-on a une fleur de s'excuser si elle est trop douce ou trop belle ? Si son parfum est sublimissime ? Demande-t-on à une merveille du monde de demander pardon ? Non, ce serait ridicule. Ce serait grotesque. Et dans le cas présent, c'est moi qui me sens grotesque et ridicule...
Alors je suis resté là, tétanisé de surprise et de bonheur devant ce revirement de situation. Je me suis demandé si je rêvais. Si les ingrédients de mon dîner ne contenait pas quelque élixir qui monte à la tête... Mais non. Elle, Elle était là, à quelques mètres de moi. Trempée jusqu'aux os. Elle avait dû essayer de me trouver dans le quartier, arpentant les rues les unes après les autres, les cafés, les ruelles, les tavernes...
Elle hurlait "je t'aime" de l'autre coté de la rue, et moi j'étais abasourdi. Trempé comme Elle. Ma bouche ne pouvait pas s'ouvrir. J'étais devenu une statue de cire.
Pourtant, avant les pluies d'automne,
Avant de n'être plus personne,
Que les phrases de mes chansons...
Je veux fermer la parenthèse ;
Quitte à ne plus jamais chanter,
Tant pis si j'y laisse mon âme :
Tu ne seras pas une femme
Qui se conjugue au temps passé.
Encore quelques secondes, juste le temps pour Elle de traverser. Juste quelques petits instants avant le feu d'artifice. Avant le bonheur. Avant la vie, tout simplement.
Durant ces quelques secondes qui m'ont parues interminables, je me suis détesté pour avoir pensé des choses horribles la concernant, pour avoir osé la salir en pensées... Est-ce que je la mérite vraiment ? Est-Elle digne de moi ? Quel crétin je suis. Si seulement j'avais laissé mon portable ouvert, je lui aurais parlé, et en ce moment nous serions dans les bras l'un de l'autre. Dans un grand lit. Mais comment ai-je pu avoir eu ces pensées ignobles ? Peut-être que parce que c'est moi, finalement, qui suis ignoble. Dieu ! pourra-t-Elle pardonner toutes mes faiblesses ? Pourra-t-Elle vivre en me redonnant confiance en moi, en m'insufflant le bien, le beau ? Le joli ? Après tout ce fiel que j'ai déversé dans une piscine de phantasmes dans laquelle Elle n'a jamais trempé le moindre orteil...
Encore quelques toutes petites secondes.
Et c'est là que tout s'est passé. Je n'ai rien vu venir tellement cela a été brusque. Mais j'ai vu son regard se rapprocher de moi quand Elle a commencé à traverser. J'ai vu son visage s'illuminer de plus en plus. Elle avait fait la moitié de la route quand j'ai entendu le crissement des pneus. Et puis l'anéantissement. La voiture qui a déboulé par ma droite, comme une folle. Une petite voiture noire, aux couleurs de la nuit. Comme une fusée d'horreur aux parfums de l'enfer, comme un bolide désarticulé et pénétré de folie meurtrière, cet engin destructeur venait de faucher mon Amour comme on fauche les blés.
La seconde d'après, j'étais accroupi auprès d'Elle, en plein milieu de la rue. La voiture l'avait heurtée si fort que sa tête reposait maintenant sur une flaque de sang. Elle ne pouvait presque plus respirer. Des badauds arrivaient par dizaines. Des femmes hurlaient. Un homme est venu derrière moi me mettre la main sur les épaules, me disant "Ne vous inquiétez pas pour votre femme, monsieur, les secours sont prévenus".
Ma femme... C'était donc si visible, que l'on était fait l'un pour l'autre ?
Ma femme... Oui, bien sûr... Alors je me suis dit qu'il fallait le lui demander maintenant. Ne pas attendre davantage. J'avais déjà gaspillé tant de siècles ! Oui, à cette seconde, je me suis lancé, et lui ai demandé de m'épouser. Elle n'a pas répondu. Mais Elle a souri. Un sourire qui voulait dire "Oui". Ce sourire qui parlait tant malgré le mutisme qui l'enveloppait... Puis j'ai vu un filet de sang sortir par la commissure de ses lèvres, et j'ai vu son attitude se crisper.
Un passant est allé récupérer une de ses chaussures qui, à cause du choc, a fait un bon d'horreur et a atterri de l'autre coté de la rue. Image dérisoire... si dérisoire ! J'ai senti des tiges de fer rouge chatouiller avec un cynisme incalculable toutes mes entrailles. Mais mon ventre torturé par la douleur me faisait moins mal que la vision du tableau que j'avais sous les yeux. J'ai senti une tenaille rouillée me compresser le coeur et la nuque. Une chape de plomb lâchée d'un avion s'est projetée sans retenue sur mes épaules. Je ne pouvais même plus voir, tant les larmes me brouillaient la vue. J'ai commencé à mourir à ce moment-là.
Il faut chanter sur sa guitare
La pluie qui mouille les départs
Il faut chanter l'amour qui pleure
Avant de chanter celui qui meurt
Alors j'ai hurlé "Ne pars pas, reste, je t'aime".... Je criais comme un fou, mêlant mes pleurs à la pluie qui tombait. J'aurais voulu frapper à la porte du Bon Dieu, de Vishnou, d'Allah et des autres pour leur demander, leur supplier à genoux de retourner dans le temps. Juste dix minutes. Ça pouvait être possible, dix petites minutes. Mais les Dieux, dans ces moments-là, sont bien loin. Mes larmes, mes cris, ma blessure, tout s'est révélé impuissant face à la tragédie. Et inutile : dans une secousse, Elle est partie rejoindre les Anges. Elle est partie en me serrant fort la main. Une main qu'Elle n'était toujours pas décidée à lâcher...
Le dernier baiser,
C'est la barque qui chavire
En plein coeur de juillet,
Sur un étang calme et plat
Comme nos destinées,
C'est la fleur qui tombe morte
Avant d'être fanée...
Mes lèvres baisent, et rebaisent encore,
Tes lettres parfumées...
Comme des petits bouts de ton corps,
Que j'ai tellement aimé...
Des pleurs immobiles,
Roulent inutiles,
De mes yeux,
A mes lèvres...

Des gens m'ont saisi par les épaules car les secours arrivaient. Trop tard. Un pompier m'a demandé de m'écarter pour l'examiner. Deux hommes m'ont conduit à l'abri de la pluie qui tombait à seaux dans la nuit noire. J'ai regardé, hagard, blanc comme un linge, la tête de ces deux hommes. La tête des gens qui passaient. La tête de ceux qui me dévisageaient en s'expliquant mutuellement que je venais sûrement de perdre quelqu'un de proche. Alors, pourquoi continuer ?
Claudia, ne m'abandonne pas...
Même fou, c'est à toi qu'il pense
Ce coeur, qui ne m'appartient pas...
Claudia, quand les vagues s'avancent,
Claudia, ne m'abandonne pas...
Claudia, quand les vagues s'avancent,
Claudia !!
Ne m'abandonne pas... Claudia... Claudia... Claudia !!
C'est quoi, la vie, sans Elle ?
Profitant d'un instant d'inattention de mes gardes du corps improvisés, je me suis enfui à toutes jambes de cet endroit. J'ai couru le long d'un grand boulevard pour gagner une station de métro. Je suis repassé devant le restaurant où j'étais peu de temps avant. Puis la gare de Lyon, puis le métro. En descendant, je savais quel geste suprême je devais accomplir pour la rejoindre. Alors, courir. Ne pas s'arrêter. Sauter par-dessus les barrières de la RATP et plonger sous la première rame venue. Juste à ma gauche, j'ai vu un quai. J'ai entendu un train arriver...
Je t’aime, mieux que ça, je t’aime
Si la pluie manque à mes fontaines
Quitte à mourir en le chantant
Je l’écrirai avec mon sang.
Que je t’aime...Je t'aime.... Je t'aime !...
Juste à ma gauche, j'ai vu un quai. J'ai entendu un train arriver. Avant de m'élancer, j'ai ouvert ma main, que j'ai sentie très fort. Cette main qui l'avait accompagnée, il y a quelques minutes de cela seulement, d'un monde à l'autre. Ma paume, qu'Elle avait tant serrée, elle sentait encore son odeur. Son parfum. Celui qui allait à mon tour m'accompagner.
Alors... un dernier saut.
...
Un saut de l'ange, pour un saut de la mort. Un saut de l'Amour pour le coeur d'un Ange.
Nessun dorma!... Nessun dorma!...
Tu pure, o Principessa,
Nella tua fredda stanza
Guardi le stelle che tremano
D'amore e di speranza!
Ma il mio mistero
E chiuso in me,
Il nome mio nessun saprà!
No, no, sulla tua bocca lo dirò,
Quando la luce splenderà!
Ed il mio bacio scoglierà
Il silenzio che ti fa mia
Dilegua, o notte! tramontate, stelle!
Tramontate, stelle! All'alba vincerò!
Vincerò! Vincerò! [*]
FIN
[*] : Giacomo Puccini - Turandot
09:05 Publié dans Ma Belle de Granville | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française
mardi, juin 12, 2007
Le Pape Serge IV
Serge IV ou Sergius IV, possiblement né à Rome selon certains, mais d'origine provençal pour d'autres, fut pape du 31 juillet 1009 au 12 mai 1012.
Sûrement du à une malformation au visage, il était affligé du surnom Os porci, ce qui signifit groin ou museau de porc. Il fut le premier pape à changer de nom suite à son élection, qui était dans son cas Pietro, mouvement perpétué par tous ses successeurs, mise à part Adrien IV et Marcel II. À sa mort, il sera inhumé dans la basilique Saint-Jean de Latran, située à Rome, suite à un pontificat qui durera 2 ans et 9 mois et demi.
00:05 Publié dans Hommes ! Ô Nîmes ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française
dimanche, juin 10, 2007
Quelle salade !
"Des salades, j'en ai beaucoup faites dans ma vie, j'espère que maintenant la maturité étant là, je me bornerai à la remuer alors ! Pour bien remuer la salade, il faut d'abord se concentrer, se calmer les nerfs, et avoir parié au départ avec quelqu'un que vous ne ferez pas tomber une feuille hors du saladier, et que bref, pour remuer la salade comme pour le reste il faut avoir envie de gagner ! Serge".
Et on a la preuve !!
12:05 Publié dans Bozo t'agraphe, Zinsolite et Z'actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française
samedi, juin 09, 2007
Serge Utgé-Royo
Auteur-compositeur-interprète, fils d'exilés de la guerre d'Espagne, d'origine catalane, Serge Utgé-Royo chante ses propres chansons, emprunte au répertoire de la mémoire sociale internationale, interprète pour le plaisir (et pour leur contenu !) des chansons de Ferré, Debronckart, Victor jara, Pete Seeger, Lluis Llach...
Il se produit sur les scènes européennes depuis 1975, de Paris à Berlin, passant par Lisbonne, Bruxelles, Barcelone, Venise, Bordeaux, Lausanne... Une tournée en Belgique l'entraîne un jour à Liège ; la "cité ardente" le ravit et l'adopte ! Et le retient 13 ans... Il rentre à Paris en 1993, où il vit à présent et chante très régulièrement.

Il a connu les belles heures de l'Européen, du TLP Déjazet, du Cabaret sauvage, du Trianon, du Divan du Monde, de la Mutualité, du Trévise, du Café de la Danse (Paris), du théâtre de la Place, des Chiroux, du Moderne, du Parc (Liège), du Botanique (Bruxelles), du Festival de Barjac, du Festi'Val de Marne, du Printemps de Bourges, du Train-Théâtre (Valence), du Toursky (Marseille), du Fémina (Bordeaux)...
Il a enregistré douze albums, participé à plusieurs disques collectifs...
Au théâtre, il a joué et chanté Bertold Brecht et Kateb Yacine, tourné pour le cinéma de télévision des pièces de Jean-Claude Grumberg...
Plusieurs de ses chansons illustrent des longs métrages...
Il a écrit un roman historique (éditions Encrage), des recueils de poésie, un conte musical...
Le réalisateur Bernard Baissat lui a consacré un portrait, entretien illustré de chansons enregistrées en public, disponible en cassette vidéo.
Ceux qui le suivent saluent la voix puissante, nuancée, les mots choisis avec minutie, les mélodies colorées, contrastées, la présence, le charme, l'émotion sur scène, un désir absolu de communiquer... Son univers est fort, tissé d'amour et de fraternité. Ses chansons disent une réalité violente, absurde, révoltante ; elles évoquent l'Histoire des hommes et des femmes, ses utopies, ses horreurs aussi... Son regard est celui d'un citoyen observant sa planète, qui vit, cherche à comprendre, rit, se moque, s'insurge, aime, chante... Et si "l'espoir hésite" parfois, "... la vie est bonne à prendre et belle à partager..."
00:05 Publié dans Hommes ! Ô Nîmes ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française
jeudi, juin 07, 2007
Une île...
Une illustration d'Eugénie, très beau montage photographique inspiré par une superbe chanson....

Une île , entre le ciel et l'eau,
Une île , sans homme ni bateau,
Inculte , un peu comme une insulte,
Sauvage , sans espoir de voyage
Une île , une île , entre le ciel et l'eau ...
Une île , comme une cible d'or,
Tranquille , comme un enfant qui dort,
Fidèle , à en mourir pour elle,
Cruelle , à force d'être belle,
Une île , cette île , mon île ... c'est toi ...
12:00 Publié dans Vos oeuvres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française
mercredi, juin 06, 2007
11 février 1919
Le 11 février 1919, Simon Petlioura devient président du directoire de la République Nationale Ukrainienne.
Simon Petlioura (en ukrainien : Симон Васильович Петлюра, Symon Vassyliovytch Petlioura) (Poltava, 10 mai 1879 - Paris, 25 mai 1926) fut un homme politique ukrainien. Il fut le co-fondateur en 1905 du Parti travailliste ukrainien et l'éditeur de Slovo (Parole) et de Ukrainskaya Zhyzn (La Vie Ukrainienne) de 1905 à 1909.
Il fut membre (1918) puis Président (le 11 février 1919) du Directoire ukrainien indépendantiste pendant la guerre civile russe.
Petlioura fut abattu le 25 mai 1926 à Paris par Samuel Schwartzbard pour venger la mort de ses parents, assassinés lors de gigantesques vagues de pogroms lancées contre les populations juives d'Ukraine et de Moldavie. La médiatisation du procès de Samuel Schwartzbard en 1927 est à l'origine de la fondation de la Ligue contre les pogroms, qui deviendra par la suite la LICA, par Bernard Lecache. Samuel Schwartzbard, défendu par Me Henry Torrès est finalement acquitté le 26 octobre 1927.
Le nouveau pouvoir ukrainien a décidé, en 2006 d'ériger une statue en l'honneur de Simon Petlioura.

Et voilà !
00:05 Publié dans Autres 11 février | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française
lundi, juin 04, 2007
L'or de sa pensée
Encore un souvenir de 1989...
"Pour Laurent, tout l'or de ma pensée se livre / ce livre"
Il faut dire qu'il m'avait signé un livre de partitions qui s'appelait "livre d'or"...
00:05 Publié dans Bozo t'agraphe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française
samedi, juin 02, 2007
11 février 2002
Le 11 février 2002, des scientifiques britanniques annoncent la découverte du "vomi le plus vieux du monde", fruit fossilisé de la nausée d'un gros reptile marin vivant il y a environ 160 millions d'années. Découverts dans une carrière d'argile du nord de l'Angleterre, les restes du repas de la grosse bête renseignent sur le régime alimentaire de l'ichtyosaure, ce reptile à longue tête et au corps de poisson muni de quatre palmes.

Les vomissures contiennent des dizaines de bélemnites, des mollusques proches de la seiche caractéristiques de ce que l'on pouvait trouver à cette époque-là dans les eaux entourant ce qui allait devenir la Grande-Bretagne. Des traces de fluide digestif ont également été retrouvés, prouvant qu'il s'agissait bien de régurgitations du monstre marin de l'ère jurassique. C'est le vomi le plus ancien jamais découvert, s'est félicité (!) le professeur Peter Doyle, de l'université londonienne de Greenwich.
Bon appétit !
12:00 Publié dans Autres 11 février | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française
vendredi, juin 01, 2007
Le Pape Serge III
Serge III, 119e pape (904 - 911).
Romain, il est élu en 904 pour succéder à Christophore. Sous son pontificat débuta la très forte influence de la famille des comtes de Tusculum, notamment de Marozie (de la famille romaine des Crescentii) qui fut sa maîtresse et dont il a un enfant, le futur pape Jean XI.
?
Euh... le Pape Serge III a eu un enfant ? Mais comment ce fesse-ce ?
00:05 Publié dans Hommes ! Ô Nîmes ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française



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