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mercredi, juin 13, 2007

Granville : l'épilogue (A la Vie. A l'Amour)

Je suis rentré dans ce restaurant davantage par réflexe que par besoin. En fait, je n’ai pas faim du tout. Depuis quelques heures, j’ai une boule dans la gorge et dans le ventre. Elle m’a dit qu’elle ne pourrait pas venir... A la réception de son texto, j’ai ressenti tout le long de mon dos un glacement humide qui m’a ouvert les portes de l’enfer. Je n’ai même pas pris la peine de décommander la table pour deux que j’avais réservée dans ce grand restaurant parisien près de la gare de Lyon, et où je pensais passer ma soirée avec Elle. Pardon... mais je n’ai pas eu envie de recomposer ce numéro qui, pourtant, il y a seulement 48 heures, était empreint d’une magie de grand bonheur.

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Alors je me suis retrouvé dans cette pizzeria minable, entre un arrêt de bus et une pharmacie dont la croix faisait des échos verts sur le trottoir, après la pluie qui était tombée en fin d’après-midi, et qui retombait de plus belle depuis une heure.

On m’a installé dans un coin, au bout d’une banquette. Une petite table de rien du tout avec pour seule compagne une chaise vide devant moi. Une chaise vide, vide comme l’absence et le froid. Je n’arrête pas de la regarder, cette chaise vide. J’ai presque envie de lui parler.

Je suis triste. Horriblement triste. Triste à en mourir.

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Dans un restaurant vide ou les mouches se taisent
J'aime entendre l'écho des phrases refroidies,
Cette conversation muette qu'ont les chaises
En groupe, sous le lustre éteint, l'après midi.

  

Je ne sais même plus ce que j’ai commandé pour dîner. En fait, je ne sais même pas pourquoi je suis rentré là-dedans… : je ne peux rien avaler. Le parfum qui se dégage de l'assiette que vient de m'apporter le serveur ne me procure même plus les douces sensations habituelles. Mon dîner refroidit. Il peut toujours attendre ! Il ne sera jamais aussi froid que ce que je ressens en ce moment dans mon ventre.

ae5f01092f9f7024c85335761787ea2b.jpgJ'ai les yeux dans le vide. Désespérément. Je pense à Elle, évidemment. A ce qu’elle doit être en train de faire en ce moment-même. J’ai les plus gros doutes sur son emploi du temps de ce soir. Surtout depuis qu’Elle m’a parlé de ce « JL », chez qui Elle a fait, il y a quelques semaines, une fiesta du tonnerre ! Chez lui, autour de sa piscine, sur les hauteurs de Nice où Elle est allée passer un week-end de fête… Elle m’a dit qu’Elle était « super-pote » avec lui. Mais qu’est-ce que çà veut dire, bon sang ?? C’est quoi le message ? Il l’a culbutée ou non ? Je ne sais pas. Mais j’imagine cette fête, avec sûrement plein d’amis et d’amies. La musique, les jeux, les karaokés, les toasts, le vin frais qui sort du réfrigérateur… Avec la chaleur qu’il faisait, ils ont du passer des heures innombrables dans l’eau. Et à minuit, qu’ont-ils fait ? Est-ce que JL n'aurait pas suggéré de baisser la sono, de baisser la lumière, pour que tout le monde puisse, sans honte, s’offrir un bain de minuit, nus dans sa piscine ? Alors tous les maillots seraient tombés en même temps, et puis… et puis…  

 

Les gens dans les piscines privées,
Se privent d’espérance...

  

« Il vous manque quelque chose, monsieur ? ». Le serveur, par ces simples paroles, m’a rappelé où j’étais. « Non, merci, lui ai-je répondu. Tout va bien ». Alors j’ai ré-attaqué mon plat, comme un ouvrier à la chaîne qui reprend son dur labeur. Sans plaisir.

Un petit bouquet de fleurs est censé agrémenter chaque table. Le mien est un bouquet multicolore, à dominante sombre. Je ne saurais dire ce que c’est au juste, ni même si une odeur quelconque s’en dégage. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je ne sens plus rien. Je ne sens qu’Elle… Le restaurant est de plus en plus bondé, mais, malgré le bruit, j’ai l’impression d’être seul, dans le vide... Seul : je sais que c’est le mot qui marquera désormais ma vie jusqu’à mon dernier souffle….

  

Déjà fanées les fleurs deviennent funéraires,
Et la tapisserie est un ciel sans saveur ;
L'ensemble a comme un goût de mort, et de mystère.
Quand le faux jour d'hiver délave les couleurs.
  

Les vitres n'ont d'éclat,
Que ce que le tissu des rideaux laisse filtrer,
Peut-être... laisse t-on en été, bailler une fenêtre.
Et l'horloge tranquille a un air au-dessus
Qui règne sur ce silence qui converse,
Et que trouble parfois au dehors une averse,
Sur les porte-manteaux dorment les pardessus.

  

Tout se mélange. J’ai les lèvres sèches. Rien ne peut m’enlever de la tête ces visions d’horreur dans cette piscine. Je phantasme, je le sais. Je délire complètement, mais c’est plus fort que moi,... parce qu’Elle est en moi.

Parce que je l'aime. D'un amour dément. Dément et indescriptible.

Bien sûr, je meurs de jalousie. Mourir au premier sens du terme. Je fane de minute en minute. J’ai la jalousie dans le cœur, dans la tête, dans le ventre, dans le sexe. J’ai envie qu’on me dépèce sur place pour m’enlever ce fiel, cet acide, ce cancer qui me ronge avec perversité. Je voudrais être dans un petit village de Normandie et regarder son monument aux morts… pour y lire mon nom inscrit dessus…

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Je ne sais qu’une chose : je ne vais pas bien.     

J’ai fini la moitié de mon assiette. Ça ira largement. J’ai demandé l’addition au garçon qui s’est empressé d’aller voir le responsable de la salle pour l’informer que ma table aller se libérer. Les affaires sont les affaires… Mais tout ce business me dégoûte. Ça y est, deux jeunes hommes viennent d'entrer et je vois le patron les accueillir avec une avalanche de sourires et leur apprendre qu'une table - la mienne - serait disponible dans quelques instants. Vu leurs manières de s’avancer, je pense qu’il s’agit d’un couple… Les deux jeunes hommes se sourient et dans leurs yeux passe un courant de gentillesse et de douces attentions. C’est écrit sur leurs fronts ! C'est beau...

    

Les amitiés particulières,
C'est quand les filles nous font peur...

      

Il y a peut-être cent personnes dans cette salle bondée. Il me semble entendre des milliers de voix. Je perçois des cris d’enfants... Et pourtant, je vis le supplice de l’attente, le supplice du néant. Le supplice de l’absence… Malgré tout ce monde qui grouille autour de moi, je ne vois personne. Parce que je ne peux pas penser à autre chose qu’à Elle. Je revois sans relâche ses yeux verts, je sens sa présence comme si Elle était près de moi, avec son parfum si doux. J’ai envie de sa peau, de sa main… Sa présence aux teintes de la Manche, sa voix fraîche comme la mer qui borde le port de Granville… Elle me manque ! Elle seule sait me parler. Elle seule sait m'écouter. Elle seule sait me rassurer, sait m'aimer. J’ai envie de l’embrasser, de la caresser, de la prendre dans mes bras, de la sentir tout près de moi. J'ai envie de la chérir...

Vite, sortir d'ici… aller ailleurs !! Je ne sais pas où, mais sortir de ce restaurant où je n'ai pas ma place !! Je tends sans presque y réfléchir un billet au serveur ; il me remercie et s’apprête à me rendre la monnaie ; mais lorsque je lui ai dit qu’il pouvait la garder, il est resté sans voix, tant ce qu’il devait me rendre devait être important. Mais çà n’a aucune espèce d’importance : je m'en fiche comme de ma première chemise. Il faut que je prenne l’air.

En franchissant le seuil, je me suis aperçu que j’étais moite, les cuisses et le dos trempés d’une angoisse froide. Il pleut sans discontinuer mais ce n’est pas grave. Mécaniquement, je pourrais respirer, mais je n’y arrive toujours pas. Je halète. Je suffoque. Je pense que je vais étouffer. Je m’appuie contre un candélabre et les passants se posent des questions en me regardant dans cet état, trempé sous cette pluie battante... Alors je me suis mis à marcher...

Et c'est là que tout s'est passé. Je n'ai rien vu venir tellement cela a été rapide, mais j'ai entendu. J'ai entendu une voix d'ange hurler mon prénom de tous ses poumons : la voix d'un elfe magique.... Elle, cet amour si parfait qui avait essayé de me joindre toute la soirée, et moi, pauvre idiot qui avait coupé la sonnerie de mon portable... Oui, c'est Elle !

medium_DN81.jpgDu trottoir d'en face, Elle m'a aperçu sortir du restaurant. Alors Elle s'est mise à hurler, en pleurant, en me demandant pardon. Mais pardon de quoi ?... Quelle erreur aurait-Elle bien pu faire pour me demander pardon ? Aucune, évidemment... Demande-t-on a une fleur de s'excuser si elle est trop douce ou trop belle ? Si son parfum est sublimissime ? Demande-t-on à une merveille du monde de demander pardon ? Non, ce serait ridicule. Ce serait grotesque. Et dans le cas présent, c'est moi qui me sens grotesque et ridicule...

Alors je suis resté là, tétanisé de surprise et de bonheur devant ce revirement de situation. Je me suis demandé si je rêvais. Si les ingrédients de mon dîner ne contenait pas quelque élixir qui monte à la tête... Mais non. Elle, Elle était là, à quelques mètres de moi. Trempée jusqu'aux os. Elle avait dû essayer de me trouver dans le quartier, arpentant les rues les unes après les autres, les cafés, les ruelles, les tavernes...

Elle hurlait "je t'aime" de l'autre coté de la rue, et moi j'étais abasourdi. Trempé comme Elle. Ma bouche ne pouvait pas s'ouvrir. J'étais devenu une statue de cire.

  

Pourtant, avant les pluies d'automne,
Avant de n'être plus personne,
Que les phrases de mes chansons...
Je veux fermer la parenthèse ;
Quitte à ne plus jamais chanter,
Tant pis si j'y laisse mon âme :
Tu ne seras pas une femme
Qui se conjugue au temps passé.

  

Encore quelques secondes, juste le temps pour Elle de traverser. Juste quelques petits instants avant le feu d'artifice. Avant le bonheur. Avant la vie, tout simplement.

Durant ces quelques secondes qui m'ont parues interminables, je me suis détesté pour avoir pensé des choses horribles la concernant, pour avoir osé la salir en pensées... Est-ce que je la mérite vraiment ? Est-Elle digne de moi ? Quel crétin je suis. Si seulement j'avais laissé mon portable ouvert, je lui aurais parlé, et en ce moment nous serions dans les bras l'un de l'autre. Dans un grand lit. Mais comment ai-je pu avoir eu ces pensées ignobles ? Peut-être que parce que c'est moi, finalement, qui suis ignoble. Dieu ! pourra-t-Elle pardonner toutes mes faiblesses ? Pourra-t-Elle vivre en me redonnant confiance en moi, en m'insufflant le bien, le beau ? Le joli ? Après tout ce fiel que j'ai déversé dans une piscine de phantasmes dans laquelle Elle n'a jamais trempé le moindre orteil...

Encore quelques toutes petites secondes.

Et c'est là que tout s'est passé. Je n'ai rien vu venir tellement cela a été brusque. Mais j'ai vu son regard se rapprocher de moi quand Elle a commencé à traverser. J'ai vu son visage s'illuminer de plus en plus. Elle avait fait la moitié de la route quand j'ai entendu le crissement des pneus. Et puis l'anéantissement. La voiture qui a déboulé par ma droite, comme une folle. Une petite voiture noire, aux couleurs de la nuit. Comme une fusée d'horreur aux parfums de l'enfer, comme un bolide désarticulé et pénétré de folie meurtrière, cet engin destructeur venait de faucher mon Amour comme on fauche les blés.

La seconde d'après, j'étais accroupi auprès d'Elle, en plein milieu de la rue. La voiture l'avait heurtée si fort que sa tête reposait maintenant sur une flaque de sang. Elle ne pouvait presque plus respirer. Des badauds arrivaient par dizaines. Des femmes hurlaient. Un homme est venu derrière moi me mettre la main sur les épaules, me disant "Ne vous inquiétez pas pour votre femme, monsieur, les secours sont prévenus".

Ma femme... C'était donc si visible, que l'on était fait l'un pour l'autre ?

Ma femme... Oui, bien sûr... Alors je me suis dit qu'il fallait le lui demander maintenant. Ne pas attendre davantage. J'avais déjà gaspillé tant de siècles ! Oui, à cette seconde, je me suis lancé, et lui ai demandé de m'épouser. Elle n'a pas répondu. Mais Elle a souri. Un sourire qui voulait dire "Oui". Ce sourire qui parlait tant malgré le mutisme qui l'enveloppait... Puis j'ai vu un filet de sang sortir par la commissure de ses lèvres, et j'ai vu son attitude se crisper.

Un passant est allé récupérer une de ses chaussures qui, à cause du choc, a fait un bon d'horreur et a atterri de l'autre coté de la rue. Image dérisoire... si dérisoire ! J'ai senti des tiges de fer rouge chatouiller avec un cynisme incalculable toutes mes entrailles. Mais mon ventre torturé par la douleur me faisait moins mal que la vision du tableau que j'avais sous les yeux. J'ai senti une tenaille rouillée me compresser le coeur et la nuque. Une chape de plomb lâchée d'un avion s'est projetée sans retenue sur mes épaules. Je ne pouvais même plus voir, tant les larmes me brouillaient la vue. J'ai commencé à mourir à ce moment-là.

 

Il faut chanter sur sa guitare
La pluie qui mouille les départs
Il faut chanter l'amour qui pleure
Avant de chanter celui qui meurt
 

Alors j'ai hurlé "Ne pars pas, reste, je t'aime".... Je criais comme un fou, mêlant mes pleurs à la pluie qui tombait. J'aurais voulu frapper à la porte du Bon Dieu, de Vishnou, d'Allah et des autres pour leur demander, leur supplier à genoux de retourner dans le temps. Juste dix minutes. Ça pouvait être possible, dix petites minutes. Mais les Dieux, dans ces moments-là, sont bien loin. Mes larmes, mes cris, ma blessure, tout s'est révélé impuissant face à la tragédie. Et inutile : dans une secousse, Elle est partie rejoindre les Anges. Elle est partie en me serrant fort la main. Une main qu'Elle n'était toujours pas décidée à lâcher...

 

Le dernier baiser,
C'est la barque qui chavire

En plein coeur de juillet,
Sur un étang calme et plat

Comme nos destinées,
C'est la fleur qui tombe morte

Avant d'être fanée...
Mes lèvres baisent, et rebaisent encore,

Tes lettres parfumées...
Comme des petits bouts de ton corps,

Que j'ai tellement aimé...
Des pleurs immobiles,

Roulent inutiles,
De mes yeux,
A mes lèvres...

   

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Des gens m'ont saisi par les épaules car les secours arrivaient. Trop tard. Un pompier m'a demandé de m'écarter pour l'examiner. Deux hommes m'ont conduit à l'abri de la pluie qui tombait à seaux dans la nuit noire. J'ai regardé, hagard, blanc comme un linge, la tête de ces deux hommes. La tête des gens qui passaient. La tête de ceux qui me dévisageaient en s'expliquant mutuellement que je venais sûrement de perdre quelqu'un de proche. Alors, pourquoi continuer ?

  

Claudia, ne m'abandonne pas...
Même fou, c'est à toi qu'il pense
Ce coeur, qui ne m'appartient pas...
Claudia, quand les vagues s'avancent,
Claudia, ne m'abandonne pas...
Claudia, quand les vagues s'avancent,
Claudia !!
Ne m'abandonne pas... Claudia... Claudia... Claudia !!

  

C'est quoi, la vie, sans Elle ?

Profitant d'un instant d'inattention de mes gardes du corps improvisés, je me suis enfui à toutes jambes de cet endroit. J'ai couru le long d'un grand boulevard pour gagner une station de métro. Je suis repassé devant le restaurant où j'étais peu de temps avant. Puis la gare de Lyon, puis le métro. En descendant, je savais quel geste suprême je devais accomplir pour la rejoindre. Alors, courir. Ne pas s'arrêter. Sauter par-dessus les barrières de la RATP et plonger sous la première rame venue. Juste à ma gauche, j'ai vu un quai. J'ai entendu un train arriver...

   

Je t’aime, mieux que ça, je t’aime
Si la pluie manque à mes fontaines
Quitte à mourir en le chantant
Je l’écrirai avec mon sang.
Que je t’aime...

Je t'aime.... Je t'aime !...

   

Juste à ma gauche, j'ai vu un quai. J'ai entendu un train arriver. Avant de m'élancer, j'ai ouvert ma main, que j'ai sentie très fort. Cette main qui l'avait accompagnée, il y a quelques minutes de cela seulement, d'un monde à l'autre. Ma paume, qu'Elle avait tant serrée, elle sentait encore son odeur. Son parfum. Celui qui allait à mon tour m'accompagner.

Alors... un dernier saut.

...

Un saut de l'ange, pour un saut de la mort. Un saut de l'Amour pour le coeur d'un Ange.

  

Nessun dorma!... Nessun dorma!...
Tu pure, o Principessa,
Nella tua fredda stanza
Guardi le stelle che tremano
D'amore e di speranza!
Ma il mio mistero
E chiuso in me,
Il nome mio nessun saprà!
No, no, sulla tua bocca lo dirò,
Quando la luce splenderà!
Ed il mio bacio scoglierà
Il silenzio che ti fa mia

Dilegua, o notte! tramontate, stelle!
Tramontate, stelle! All'alba vincerò!
Vincerò! Vincerò!
[*]


 

FIN

  

[*] : Giacomo Puccini - Turandot

 

Relire l'intégralité de la fresque "MA BELLE DE GRANVILLE"

Commentaires

" Les histoires d'amour finissent mal...les histoires d'amour finissent mal...en général"....
C'est une chanson qui disait cela me semble t'il, tu nous a conté au fil de ces derniers mois une bien belle histoire, mais si triste....
L'amour était à son summum, à son apogée, mais faut il souffrir autant que cela pour aimer?
Je ne l'espère pas.
Tu as illustré également l'idée selon laquelle les amoureux sont seuls au monde...
J'aurais aimé vraiment à te lire, que ces deux là, finissent leurs jours ensembles, c'est bien dommage que tu ne les ai réunis que dans la mort.

Ecrit par : isabelle | jeudi, juin 14, 2007

Oui, c'est très triste, mais hélas, c'est courant que la mort sépare ceux qui s'aiment et c'est bien dommage que ça ne finissent pas toujours comme ça, définitivement, il y a des fois ou même l'autre ne peux pas se donner la mort parce qu'il a charge d'âme et qu'un départ suffit à leur peine... et quelquefois, on se demande quand il dit "Le naufrage à deux dont un seul sortira vainqueur" si celui qu'on pense, celui qui reste, n'est pas plutôt le grand perdant... Mais même au jeu, je n'ai jamais de chance et je perds toujours, alors !!!

Ecrit par : Marie-Christine | mardi, juin 19, 2007

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