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samedi, mai 12, 2007

Nocturne

Une envie subite de te parler, de laisser mon coeur écrire...
Cette nuit, j'ai envie de te voir, de me blottir dans tes bras,
De venir boire cette eau verte aux parfums de tes yeux,
Celle qui se refroidit aux soirs frais de Granville.

Cette nuit, j'envie le mouton, celui qui attend dans le pré
Et qui sera tondu au prochain printemps...
Celui dont la laine, une fois tissée,
Epousera la peau de tes seins d'une douceur tiède.

En regardant les étoiles illuminer la nuit sombre,
J'envie ce gros morceau de bois ;
Cette bûche qui brûle dans ta cheminée,
Qui est là, tout près de toi, rien que pour te réchauffer.

J'ai envie de rentrer dans ton jardin,
Et puis t'attendre ;
Me glisser sous les graviers de ton allée,
Me cacher derrière les arbres de ta maison.

Moi je veux revenir respirer ta Normandie,
M'ensabler sous ta terre, m'enterrer dans ton sable,
Plonger dans la mer comme tu nages dans mes rêves
Et venir lécher tous les galets de tes plages.

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 l'instant de tous mes rêves, toujours tout contre moi,
Tu es assise sur le rocher, celui qui regarde Chausey ;
Et là, moi je t'enlace, la main sur ton épaule,
Caressant ton dos nu à l'aplomb des étoiles.

Cette nuit, je ferme les yeux et je me vois déjà
Me couler entre les briques de tes églises,
D'où je ressusciterai, un jour prochain,
Quand, rayonnant, j'entrerai dans le temple à tes cotés.

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Ce jour-là, pâles devant ton sourire dessiné sur les nuages,
Les milliers de Te Deum masqueront à peine
Les battements de mon coeur et mes lèvres,
Qui, ensemble, te murmureront le plus doux des "je t'aime".

  

Comme à un rocher
Comme à un péché
Je suis accroché à toi
Je suis fatigué
Je suis épuisé
De faire semblant d'être heureux
Quand ils sont là.
Je bois toutes les nuits
Mais tous les whiskys
Pour moi ont le même goût
Et tous les bateaux
Portent ton drapeau
Je ne sais plus où aller
Tu es partout.

Je suis malade, complètement malade
Je verse mon sang dans ton corps
Et je suis comme un oiseau mort quand toi tu dors
Je suis malade, parfaitement malade
Tu m'as privé de tous mes chants
Tu m'as vidé de tous mes mots
Pourtant moi, j'avais du talent avant ta peau.

Cet amour me tue
Si ça continue
Je crèverai seul avec moi
Près de ma radio
Comme un gosse idiot
Ecoutant ma propre voix
Qui chantera

Je suis malade, complètement malade
Comme quand ma mère sortait le soir
Et qu'elle me laissait seul avec mon désespoir
Je suis malade, c'est ça, je suis malade
Tu m'as privé de tous mes chants
Tu m'as vidé de tous mes mots
Et j'ai le coeur complètement malade
Cerné de barricades
T'entends
Je suis malade

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