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lundi, février 26, 2007
Sucreries...
Ce jour-là, j'avais présenté à Serge Lama un recueil de partitions de ses chansons pour qu'il me le dédicace, je m'en souviens très bien !
Il avait éclaté de rire en se revoyant ainsi sur la page d'accueil, dans cette tenue légère. Ce jour-là, j'étais en tête à tête avec lui et il m'avait chanté, rien que pour moi "le petit gris que l'on roule et qu'on fume" ; nous étions, loin des projecteurs et de la foule, dans une sorte de caravane qui lui servait de loge. Car ce jour-là, il ne s'était pas déplacé pour chanter mais pour faire une animation dans un magasin de la Région Parisienne (c'est très rare mais c'est arrivé, j'en suis témoin). Il avait regardé mon pantalon et m'avait demandé où je l'avais acheté... C'était un jean's noir, et il avait pris à témoin Simone Marouani, qui discutait avec une amie juste derrière nous, en lui disant "Tu vois Simone, c'est un comme çà que je cherche...".
Ce jour-là, on avait parlé de plein de trucs... De la politique, de la vie, de la chanson...
Vingt minutes que je ne suis pas prêt d'oublier, et à l'issue desquelles il m'avait signé cette photo dans un éclat de rire ; puis quand je suis parti il m'a donné une bonne poignée de main et une tape amicale sur l'épaule accompagnée d'un clin d'oeil...
On devait être dans les années 90.
Laurent
C'était le temps de la rengaine, de l'édredon, des barboteuses, et des sucreries et des rires.
00:05 Publié dans Bozo t'agraphe | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française
vendredi, février 23, 2007
Jean Sablon
Pour mon ami Arsène, un photo insolite de Serge Lama, en compagnie de son idole Jean Sablon, au MIDEM à Cannes en 1975.
Fallait la trouver, celle-là !! Merci e-bay.....

00:05 Publié dans Zinsolite et Z'actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Serge Lama
mardi, février 20, 2007
Les Actualités du Mouvement Altermondialiste
LAMA, c'est aussi "Les Actualités du Mouvement Altermondialste".
Le site, si çà vous chante de le regarder, est à un clic de vous : ICI
00:05 Publié dans Hommes ! Ô Nîmes ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française
samedi, février 17, 2007
Un duo "Quatre saisons"
Bon, alors ce quizz-pizza, il donne quoi ? Dans la série "Quatre saisons", voici l'ordre de vos préférences pour un duo de Serge Lama avec ......
35% : Charles LAUGHTON ("Quand ton visage est à la pluie")
25% : Donna SUMMER ("Les plages blanches")
25% : Yvonne PRINTEMPS ("Les Belles de mai")
15% : Ophélie WINTER ("Neige")

00:05 Publié dans Les résultats des quizz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française
mercredi, février 14, 2007
Poème sur l'air de "Je t'aime"
Pour le 14 février, et la Saint Valentin, je vous propose un très joli texte de Marie-Chrstine sur l'air de la chanson de notre ami : "Je t'aime"...
Merci à toi !

Un visage d'homme mûr, aux yeux rieurs et tendres
Accroché sur un mur, dans un coin de ma chambre
Penser à ses chansons, ses mots que j'aime entendre
Regarder sur son front, ses mèches couleurs gris cendre
L'imaginer assis, devant moi, qui chavire
Boire à tous ses poèmes, le regarder bouger
Le coeur tout ému, éclaboussé d'un rire
Et pouvoir sans média, enfin le contempler
Envie de l'écouter, cent fois les mêmes notes
Par sa main écrites et par sa voix chantées
Dire et redire encore, cent fois le même thème
Lui dire que "l'on t'aime" et lui redire encore
On t'aime, Serge oui, on t'aime,
Notre amour est tout un poème
Et nous le chanterons longtemps,
Dix ans, vingt ans, même mille ans
On t'aime, je t'aime....
Marie-Christine
Et heureuse fête à tous les amoureux, et à tous les Valentin (mon petit garçon va être aux anges, un jour comme celui-là !!)...
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dimanche, février 11, 2007
11 février 1982
Février 1982 / Février 2007 : 25 ans de fidélité.
Je vais vous parler d'une enveloppe... une enveloppe dont je vous ai scanné le cachet de la poste. Elle a été oblitérée le 10 février 1982, et je l'ai eue il y a un quart de siècle aujourd'hui, le 11 février 1982… Elle a été pour moi le premier courrier que j'ai reçu de ce qui s’appelait à l'époque le « fan-club » de Serge Lama…
J’avais 16 ans…
Je n’ai pas envie de faire ici un bilan exhaustif de ce quart de siècle de fidélité. J’ai déjà dit pourquoi Lama comptait pour moi (cliquer ICI pour ceux qui auraient loupé l’épisode).
Pour ce « jubilée », je repense bien sûr à tous les bons moments : les moments privilégiés, les concerts, les sorties, les repas, les rigolades qui ont eu pour source-prétexte le fait que les participants aimaient bien Serge Lama, et qui ont permis de passer des moments forts, entre potes.
Mais tous ces super-moments ne gomment pas tout à fait une impression différente, qui se cristallise dans le regard "ailleurs" du chanteur à une séance organisée d'autographes, quand je lui parle de mon investissement dans mon site : un regard qui me fait comprendre que tout cela, après tout, ne l'intéresse pas beaucoup...
Malgré cette apparente indifférence, je positive : l’indépendance existe quelquefois, avait dit le chanteur. Pour moi, elle ressemble presque, dans le cas présent, à de la liberté.
Liberté de faire ce que bon me semble dans mon site. Liberté d'y dire (Amin' Dada) les choses comme j'en ai envie. Liberté d'écrire que je pense très fort qu'il pourrait ressortir de la poussière des chansons qui sont de véritables joyaux et remettre le couvercle sur certains standards... Liberté de ne pas parler de son récent bouquin, que j'ai lu, mais que je n'acheterai pas.
C’est mon coté « Canard enchaîné », en quelque sorte. D’ailleurs, je trouve que cette note ressemblerait presque à une chronique journalistique...
00:05 Publié dans Autres 11 février, Zeu bloguinou, et pi moi ! | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française
lundi, février 05, 2007
Le Jardin des Délices
Je tourne et je me retourne interminablement dans mon lit depuis des heures. Le réveil égrène ses chiffres rouges des minutes impitoyablement cycliques qui me rappellent que je ne dors toujours pas.
1h, 2h, 3h… impossible de trouver le sommeil. Et pour cause…
A coté de moi, dans mon grand lit, je distingue une silhouette masculine, à la lumière des rais de lune qui passent à travers les lattes des volets. Une forme humaine endormie qui ronfle de temps en temps. Une silhouette qui ne m’inspire rien de mauvais,… mais qui ne m’inspire pas l’amour.
Alors, serrant très fort mon oreiller comme pour essayer d’y retrouver son improbable présence, je me re-passe pour la millième fois dans ma tête le film de cette après-midi si folle et si délicieuse… Cette après-midi que j’ai passée avec mon amour… avec mon amant…
Je te partage, je te partage
Et tant pis si c'est fatal,
Ca fait du bien a l'animal…
Je te partage, je te partage
Tout m'est égal tout m'est égal :
J'en ai tellement, tellement marre
De dormir si mal.
Nous ne nous étions pas vus depuis des mois. Insoutenable fut le temps de l’absence et de l’éloignement : nous vivions à la limite du supplice…
Nous ne pouvions continuer, lui et moi, à nous satisfaire de ces coups de téléphone passés en cachette, de ces mots doux échangés, à travers les kilomètres : nous n’y tenions plus : il fallait que l’on se voit.
Et vite !
Je voudrais tant que tu sois là,
Pour réveiller mes fleurs éteintes,
Ton absence comme une plainte
Vient toujours me parler de toi ;
Je voudrais tant que tu sois là,
A l'heure où les nuages passent :
Tu élargirais mon espace
Rien qu'à te blottir contre moi.
Après ces longues semaines d’épreuve, notre rencontre est enfin arrivée. Enfin !
C’était il y a quelques heures, en début d’après-midi, dans une allée du Jardin des Plantes, en plein coeur de Paris. J’avais mis une petite robe d’été, courte et décolletée… Une tenue très féminine, comme il les aime tant...

C’était il y a quelques heures, en début d’après-midi, dans une allée du Jardin des Plantes, en plein coeur de Paris : Dieu que cela a été fort ! J’ai vibré comme lors de notre tout premier coup de foudre ; j’ai senti une flèche passionnée de rouge embrocher nos deux âmes au même instant.
Mon cœur s’est emballé à sa vue… Je n’ai pas pu le maîtriser… Et je n’ai pas voulu, surtout…
Puis nous nous sommes touchés.
Puis nous nous sommes enlacés doucement.
On était bien, dans les bras l’un de l’autre.
C’était bon…
Nous nous sommes embrassés, comme le font les amants, comme le font ceux qui s’aiment vraiment, en fermant les yeux pour mieux goûter l’instant. Pour mieux goûter ce délice, cocktail de douceur, d’amour et de passion…
Je l’ai serré de toutes mes forces dans mes bras tremblant d'émotion.
Je l’ai senti, mâle, m'enlacer, puis me rassurer, me conforter de son odeur d’homme, de sa douceur et de sa sensibilité. De sa voix calme. De son amour.
Nous nous sommes embrassés longuement.
Avec passion et gourmandise. Avec ferveur et chaleur. Avec une fougue humide.
Je revois nos bouches fondre l’une dans l’autre, tourner comme des folles en se frottant l'une l'autre, à la cadence de nos langues tièdes.
Nous nous sommes regardés, et nous avons souri.
On était bien.
Je ne sentais plus mon corps : je n’avais plus de poids. Les nuages flottaient à mes pieds et je ne sentais plus rien. J'étais heureuse, tout simplement.
Des enfants couraient. Mais à cet instant, rien ne comptait plus que lui et moi. Que nous deux.

En nous serrant l’un contre l’autre, ma poitrine contre son buste, mon ventre contre le sien, j’ai bien perçu chez lui l’excitation que j’attendais. J’ai remarqué la cadence de ses reins, cadence qui se voulait discrète mais qui pour moi était très perceptible ; cette cadence qui m’avait tant manqué…
J’avais envie de lui.
Je m'en fous si ce n'est pas vraiment le grand amour,
Tu m'as ouvert un ciel ou nagent des oiseaux.
Quand tu cries je t'aime, comme on crie « au secours »
Je m'en fous pas mal du grand amour.
J’avais tellement envie de lui.
Manque de chance, je savais qu'aujourd'hui je ne pourrais pas aller jusqu'au bout de mon désir, car les hasards du calendrier n’étaient pas favorables en ce moment, et notre rencontre tombait bien mal de ce point de vue-là… mais tant pis : ses venues en France ne sont pas si fréquentes, alors il faut « faire avec »… Néanmoins, j’étais très excitée ; j’avais envie d’un voyage et je voulais le réussir : destination plaisir.
Nous avons sauté dans ma voiture que, par une chance inouïe, j’avais réussi à garer tout près de l’entrée du Jardin des Plantes.
Nous avons longé Austerlitz, puis traversé la Seine en direction du grand parking souterrain de la gare de Lyon.
Durant les minutes qu’a duré le trajet, il n’a pas arrêté de me toucher, d’une façon ou d’une autre. Quand ma main maintenait le changement de vitesse, il mettait la sienne dessus, crochetant ses doigts dans les miens… ou alors il l’abandonnait sur ma robe, voire même sur ma cuisse qu’il a su dénuder avec tact et douceur, la révélant à vif pour mieux toucher ma peau fraîche et pâle.
Ma peau révélait des frissons de bien-être. Un doux courant électrique m’a envahie.
Il me caressait doucement et avec tendresse… et il a été difficile pour moi de rester concentrée sur ce qui se passait sur la route. A l’entrée du parking, nous avons d’ailleurs évité de justesse une collision avec une voiture qui roulait un peu trop vite et que mon esprit déjà envolé vers des contrées de sexe et de plaisir n’avait pas pris le temps d’intégrer comme élément à risque…
Enfin nous sommes descendus rapidement au plus bas du parking, à la recherche du coin le plus sombre.
Au dernier niveau, dans un recoin, le long du mur : une place de libre, coincée entre un gros pilier et une fourgonnette. Personne en vue : là, nous serons bien cachés !
Encore quelques secondes pour reculer la voiture au maximum... et lui, pendant cette manoeuvre, qui commençait déjà à se déshabiller !!
J’ai aimé sa hâte.
Il a enlevé son pantalon, ses chaussures qu'il portait pieds-nus ; il a déboutonné sa chemise.
Il a ôté son slip, avec un naturel qui m’a presque décontenancée, et avec une envie manifeste de me montrer qu’il avait envie de moi…
J’avais à peine coupé le contact que, déjà, il s'était assis sur la banquette arrière, dans cette simple tenue, avec sa chemise déboutonnée comme seul habit.
Il ne m’a pas fallu longtemps pour le rejoindre. Il faisait sombre. Nous nous sommes enlacés chaudement.
J’étais excitée comme une puce. Nous nous sommes embrassés goulûment. Mes lèvres étaient gonflées et je sentais mes seins durcir. Pour ne rien arranger à mon état, il s’est mis à me mordiller les lobes de mes oreilles. Supplice extrême… Il les a gobés l’un après l’autre, les suçant voluptueusement, comme il l’aurait fait avec des sucettes. Sa langue tournait autour de ces appendices rouges, chauds de désir et sucrés de passion. Ses dents les mordillaient doucement, avec sensualité…
Je ronronnais comme une petite chatte que l'on caresse là où elle aime...
Mon ventre criait famine : j’avais faim de plaisir…

Il avait ses bras autour de mon cou, mais déjà je les sentais descendre vers mes épaules et sur ma gorge. Il a plaqué ses mains contre mes seins, et les a palpés avec excitation, à travers le fin tissu de ma robe.
N’y tenant plus, moi aussi j’ai laissé aller mes doigts sur son torse. J’ai écarté sa chemise, caressé et baisé son buste d’homme. Son buste poilu que j’ai léché avec érotisme. Puis ma main a continué sa course un peu plus bas, là où son désir m’appelait… J’ai enfin saisi son sexe nu et fier à pleine main. J’ai senti une secousse de bien-être, un vibrato de tout son corps qui voulait dire « enfin ! »… Lui aussi, il attendait cela depuis si longtemps...
Il a enfourné ses mains dans mon soutien-gorge pour saisir mes seins dénudés dans ses paumes tièdes...
Puis il m’a rappelé, avec un sourire complice, qu’en ce moment des caméras de surveillance filmaient peut-être nos caresses… Nous avons ri de ce propos qui a eu pour effet de m’exciter encore davantage.
Moi je voudrais des perles lourdes,
Des perles noires, des émaux,
Être muette et presque sourde,
Pour que tu me berces de mots ;
Des mots qui ressemblent à la mer,
Des mots où l'on voit à travers,
Des mots d'amertume et d'amour,
Des mots tendres et des mots lourds.
Moi je voudrais des chambres pleines
Où je m'étendrais toute nue,
Cerclée de chiennes et de chaînes,
Buvant des boissons inconnues…
Des boissons de vie et de mort,
Des coupes pleines à ras bord
Où poser mes lèvres mouillées,
Sur des sofas, agenouillée…
N’y tenant plus, je me suis décidée à poursuivre mon voyage en allant gober l’interdit, en me dirigeant vers ces zones douces et chaudes, comme celles qui existent dans les pays du Maghreb. Direction Casablanca. Direction le Jardin des Délices, là où le sable fouette les visages, là où les lèvres sont sèches du sirocco qui nous embaume d’une tiédeur agréable, là où trône une obélisque immense, fierté des alentours. Une obélisque dure et chaude que j’ai pu goûter jusqu’à m’en saouler, sans limites, sans tabous, sans retenue. Oui, ma bouche a élu domicile dans ce Jardin des Délices, mes lèvres et ma langue enlaçant cette statue pharaonique et fière, l'escaladant dans un sens, puis dans l'autre. Je baignais dans une moiteur excitante jusqu’à l’insoutenable.
Je me suis aperçue que tout ce temps sans le voir n’avait pas altéré le souvenir que j’avais de la turgescence de son membre, dont j’aurais pu dessiner de mémoire tous les contours avec précision. J’avais les yeux fermés et ma bouche gobait sans discontinuer sa virilité : son sexe doux, marqué par un relief discret, un peu comme s'il était enveloppé d’une fine dentelle ciselée à la main, comme celles que créent les célèbres ouvrières d’Alençon…
Mais cette longue absence m’a également montré combien il m’a manqué. Et combien je l’aime…
J’ai aimé goûter son sexe… J’aurais pu faire çà pendant des heures…
Puis je me suis redressée, et nous nous sommes encore enlacés et embrassés.
Son excitation avait décuplé. Ses mains ont repris leur manège en direction de mes seins ; mais cette fois-ci, il les a nettement dénudés, les sortant complètement de leurs logements de dentelle, sans ménagements pour mon pauvre soutien-gorge, définitivement endommagé… ; il les a pris virilement, en a saisi leurs bouts durs et raidis. Les a pincés. Son visage s’est approché d’eux et il les a mordillés, titillés, léchés comme il l’aurait fait d’un dessert délicieux. Tenant fermement mes tétons, il m’a secoué les seins, les faisant tourner, les masturbant délicieusement.
J’avais envie d’hurler ; j’avais envie de sa puissance. Mon corps ne me répondait plus. Je ne maîtrisais plus rien. J’étais en lévitation dans une sphère de plaisir. Une bulle d’amour et de passion.
Je sentais son odeur mâle se propager dans la voiture. Nous bougions beaucoup, et je pensais que le véhicule devait tanguer par notre faute. Rien que d’imaginer que des gens circulant à cet étage du parking de cette gare pouvaient remarquer notre voiture en mouvement, j’étais encore plus excitée. Je m’imaginais faisant l’amour dans un train, la porte de la cabine à peine fermée… Bougeant au rythme des aiguillages, au rythme des courbes, du relief, des accélérations, des montées et des descentes.
Sur un rythme de train,
Un tempo d'autorail…
Je vois défiler des visages
Quand la pluie d'amour inonde ta peau ;
Il n'y a que nos corps qui voyagent,
Et nos cœurs marquent le tempo.
On s'allume on s'éteint
Sur le sommier qui braille ;
Je plafonne à cent-vingt
Accroché à ton rail…
C’est à ce moment qu’il m’a suggéré de m'allonger le plus possible sur la banquette arrière, en m’embrassant d’une fougue à la fois douce et exquisément surhumaine. Nos lèvres se sont mariées de nouveau ; accroupi, sa main est venue sur ma cuisse, puis sur le genou. Je l’ai sentie descendre sur ma jambe, puis sur mon pied qu’il a saisi pour le remonter, posant mon talon sur la banquette.
Puis il a ôté mes sandales.
Je veux te cueillir feuille à feuille,
Disperser d'abord tes sandales,
Au hasard, comme deux étoiles.
D'abord tes cils et tes cheveux,
Et puis ... enfin si tu le veux,
Baiser tes seins écarquillés
Et tes gestes éparpillés…
Avec un naturel guidé par l’amour qu’il me porte, il a fait courir sa main de haut en bas, puis de bas en haut sur ma peau, de mes orteils à mes fesses, sans discontinuer.
J’ai aimé sa main. J’ai aimé ses caresses. J’ai aimé qu’il s’occupe de moi ainsi…
Il me regardait fixement et tendrement. Nos regards échangeaient des éclairs de complicité et d'amour.
Puis sa main est remontée vers mon ventre, puis vers ma poitrine gonflée à bloc, qu'il s'est amusé à caresser avec une sensualité indescriptible.
Mais comment s'appelle cet instant d'ivresse qui fait que l'on ne sent plus son propre corps, si ce n'est à travers les mains qui le touchent ? Comment s'appelle ce moment où l'on est si bien que l'on croit voir de la lumière partout, où les yeux sont mi-clos, comme drogués d'amour, où l'on baigne dans une grâce telle que la respiration s'emballe et que les lèvres deviennent sèches à cause du flux d'air exigé par un corps devenu im-maîtrisable, et où ces lèvres ne retrouveront l'humidité qu'à travers la langue aimante d'un homme qui les lapera comme un chat du lait... Peu importe le nom de ce moment, l'essentiel est que je l'ai vécu...
Dieu que j’ai aimé sa peau. Il n’y a qu’elle qui sache vraiment me faire vibrer.
Vibrer. Décoller. J’avais envie de jouir…
Me redressant, j’ai ressaisi son sexe, et je l’ai invité à se laisser aller à son tour sur la banquette afin qu’il soit en position presque allongée. Il ne bougeait plus. Alors je l’ai masturbé avec passion et douceur. Quand il m’a fait comprendre qu’il voulait que j’aille « jusqu’au bout », j’ai acquiescé d’un sourire ; il s’est alors redressé, pour aller chercher un mouchoir en papier dans son cartable qu’il avait laissé au pied du fauteuil avant de la voiture. Pendant quelques secondes, j’ai pu ainsi voir ses fesses penchées en avant, et j’ai eu une irrésistible envie de les caresser. Ses fesses douces, viriles, agrémentées de duvet tendre que je n’ai pu me retenir de toucher… Je sais qu’il a aimé ce moment de caresses, puisqu’il a pris tout son temps avant de revenir près de moi.
Nous ne disions rien. Cela aurait été bien inutile.
Puis il est revenu derrière, et a souri. Il s’est rallongé près de moi, ne me laissant qu’un tout petit morceau de banquette arrière.
Alors j’ai repris l’avion pour la passion. J’ai quitté le Maroc pour l’Afrique Centrale, là où la chaleur est encore plus moite. Plus forte. Sans parachute, j’ai sauté en direction de cette terre tiède et désirable. J’ai atterri au cœur du continent, dans les contrées sauvages de Tanzanie, du Burundi ou du Rwanda ; j’étais entouré de singes grands et sombres.

Ils criaient dans tous les sens, sautant et gesticulant sans arrêts. J’étais sur la place d’un village, entourée par des autochtones qui chantaient pour louer leur Dieu. Il faisait chaud. Humide. J’avais les oreilles brûlantes, les lèvres rouges du travail accompli, le ventre chaud comme de la lave giclant du volcan. Je baignais dans une atmosphère poisseuse et suffocante. J'étais au paroxysme de l'excitation. Ca sentait la paille, la craie, les fruits exotiques, et le sexe de l’homme. La place du village était bondée de gens qui couraient autour du totem érectile sur lequel j’étais arrimée. Et moi j'entendais les tamtams de mon coeur résonner dans la brousse au rythme de mon plaisir grandissant. Je ne le lâchais pas, mon totem à moi, le serrant de toutes mes forces et de toute ma langue, au milieu des singes grands et sombres qui dansaient avec les nègres du villages.
Et puis, derrière eux, sont arrivées leurs femmes, nues sous leurs pagnes : elles sont arrivées en portant chacune à bout de bras de gros sacs chargés de matériaux lourds. Il en venait de plus en plus, et ces femmes pliaient presque sous le poids de leurs deux bourses en peau, ces outres chaudes remplies d'eau, de pépites d'or ou bien de diamant. Et moi, dans la fièvre de mon délire causé par un bonheur si intense, je me prenais pour l'une de ces femmes, en prenant soin de ces sacs fragiles et alourdis, caressant ces poches de velours du bout des doigts, avec douceur et velouté.
J’avais chaud.
J’étais bien.
Si bien.
J’ai mal au ventre
Et les reins me font mal.
Mes seins ont éclaté
Comme des fruits
Trop mûrs
J’avais envie d'hurler « je t’aime » mais ma langue était bien trop occupée à se délecter du mets qui m’était offert.
Alors, juste avant que le totem ne devienne fontaine, j’ai retiré ma bouche, le laissant ainsi se libérer sans honte.
Au moment de son plaisir suprême, il a saisi mon bras, et l’a serré très fort.
Alors nous avons pris, ensemble, un plaisir communié : au moment de son plaisir, j’ai poussé un jappement de bien-être. Un moment de jouissance passionnée et démensément amoureuse.

C’était cet après-midi.
Il n’y a que quelques heures, mais çà me semble si loin déjà… Loin comme lui, déjà reparti à des milliers de kilomètres d'ici... Et je ne suis pas rassasiée !
Et maintenant, en repensant à tous ces moments, dans mon lit, je ne me suis même pas rendue compte que j’avais ôté mon drap.
J’ai même surpris ma main se promener sur mon buste nu, une légère transpiration perlant entre mes seins. Si çà se trouve, j’ai dû passer des heures à danser dans mes draps de soie ! Mes doigts ont saisi mes tétons saillants ; j’ai envie de jouir.
Je l’aime.
Envie de me jeter cent fois par la fenêtre,
Par celle de tes yeux, par celle de ton corps,
Lire et relire encore cent fois la même lettre,
Te dire que je t’aime et te le redire encore.…
Que je t’aime, mieux que ça, je t’aime :
C’est mon cri, c’est mon anathème ;
Et je te l’aboierai longtemps
Jusqu’après le dernier volcan…
Mais pourquoi ne l’a-t-il pas compris ? Qu’attend-il ? Pourquoi ne vient-il pas m’enlever comme le font tous les hommes des films d’Hollywood ? Je me sens si bien, avec lui. En sécurité. Entourée d’amour.
C’est en me reposant pour la millième fois la même question sans y trouver davantage de réponses que je me suis retournée vers le coté : mon regard s’est arrêté net devant les heures rouges-sang du réveil. Plus que 5 minutes avant qu’il ne sonne… Déjà... Drôle de nuit ! Pas une nuit blanche, mais au contraire, une nuit multicolore, à dominante rouge, la couleur de la passion. Rouge comme ces fleurs exotiques des îles lointaines dont les pétales s’écartent à leur maximum en laissant ainsi exploser un énorme pistil à disposition des oiseaux gourmands et des yeux voyeurs.
Je t'aime à en crever,
Je t'aime à me lever, à me relever la nuit,
Pour te faire l'amour, l'amour...

Mais j’ai aussi pris conscience que dans quelques instants, la même comédie du mensonge va reprendre. Dans quelques instants, la même scène de l’illusion, avec un « colocataire de lit » qui n’est pas celui avec lequel je veux être heureuse…
Alors, juste avant que le radio-réveil ne sonne, je me suis levée discrètement, tout doucement, sans faire de bruit, pour aller prendre ma douche. Celui qui a passé sa nuit à coté de moi est encore assoupi pour quelques instants. Je le regarde… Malgré sa gentillesse, je n’arriverai jamais à l’aimer... C’est pourquoi je vais m’enfoncer sous ma douche, prendre des dizaines de litres d’eau bien chaude sur mon visage et sur mon corps ; des dizaines de litres d’eau presque brûlante pour laver mes regrets, laver mes remords, laver ma honte…
Tu la couvres, c'est vrai, de bijoux, de fourrures,
Tu lui changes, c'est vrai, chaque année sa voiture ;
Tu es tombé dans sa vie comme le Père Noël,
Les doigts pleins de cadeaux et le cœur paternel ;
Une fois tous les mois tu l'emmènes au théâtre,
Droite et belle et fardée comme une femme en plâtre :
Tu organises tout, tu décides et tu tranches,
Et sa petite main vient mourir sur ta manche…
Moyennant quoi, toi, tu la penses heureuse,
Moyennant quoi, tu la penses amoureuse,
Ne vois-tu pas cette ombre au fond de son regard,
Est-ce l'ombre des cils ou un peu de brouillard….
J’avais à peine refermé la porte de la salle de bains que j’ai entendu le radio-réveil se mettre en marche. Je me suis dit qu’à cet instant, mon « voisin de nuit » devait se demander pourquoi je m’étais levée si tôt. Et j'imagine sa déception en ne me voyant pas nue au réveil, comme il aime tant m’admirer chaque matin. Mais non. Pas aujourd’hui ; çà aurait été bien au-delà de mes forces ! Je n’aurai qu’à lui dire que j’ai mal dormi, à cause de ce que j’ai mangé chez ma copine Emilie, chez qui je suis sensée avoir passé « très officiellement » l’après-midi. Ca ou autre chose, de toute façon, qu’importe !… je ne suis pas à un bobard près…
Une vie basses calories,
Une vie sans vie,
Sans pain, sans sel...
Mais c’est aussi à ce moment là que j’ai compris l’absurdité de ma détermination : cette douche pourra laver mon corps. Elle pourra effacer la transpiration douce et érotique qui perle sur ma peau. Elle pourra redonner un semblant de vie à quelqu’un qui, après tout, n’a pas fermé l’œil de la nuit.
Mais rien de plus. Rien ne peut ni ne pourra effacer ce qu’il y a dans mon cœur : aucune douche, aucun médicament, aucune fête... ni aucun autre homme.
Alors s’il te plaît, viens vite…

Ne tarde pas : je t’attends.
Je suis remplie de toi, viens...
Je t'aime...
Nos bouches crèvent du même ennui
Quand l’absence éloigne nos cœurs ;
Je dors près d’elle, et toi près de lui
Et pourtant, nous dormons ensemble…
Malgré tous les gens qui nous séparent,
Les distances qu’ils mettent entre nous ;
Notre amour fleurira dans les gares,
Nos avions décolleront de partout……
Malgré tout, nous vieillirons ensemble…
Dis,... tu m'entends ?
* * * * * * * * *
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12:00 Publié dans Ma Belle de Granville | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française
vendredi, février 02, 2007
Nostradamus : 1ère prophétie 2007
En cassant la coquille d'un oeuf, j'ai remarqué à l'intérieur ce petit parchemin qui devait y être caché depuis des années... Une prophétie inédite de Nostradamus.
Pourrez-vous la décoder ????
Bon délire...

Villes en nuits : RémyAmélie, et puis cent ans,
Avant arrivée du poète près de Caudéran,
Ensemble, Thomas, John, adversaires d'âge mûr
Partiront loin, mi-siècle après signature.
21:00 Publié dans Nostradamus a dit... | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française



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