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dimanche, décembre 31, 2006
11 février 1984
11 février 1984 : une date qui m'est particulièrement importante, aujourd'hui.
Je me souviens de la présence de Serge Lama dans le journal télé diffusé vers 13 heures. Il parlait de ses projets, et du spectacle de Napoléon.
Je crois qu'il s'agissait du journal de la 2, car c'était plus l'habitude de la maison de regarder cette chaîne...

Je me souviens qu'à la fin de l'entretien, le journaliste (qui pouvait être Hervé Claude, mais je reconnais que là, je me hasarde certainement), le journaliste, donc, lui avait dit "Au fait, nous sommes le 11 février, heureux anniversaire. Et quel âge avez-vous aujourd'hui, Serge Lama ?"
Et là, je me souviens parfaitement de sa réponse :
"Aujourd'hui, j'ai 41 ans".
00:05 Publié dans Autres 11 février | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Serge Lama, Chanson française
lundi, décembre 25, 2006
Mon plus beau Noël
Granville, le 24 décembre au soir,
Ma tendre sœur,
J’ai ce soir une irrésistible envie de t’ouvrir mon cœur et me laisser aller sans honte ni retenue. J’imagine ta surprise devant tant d'excitation et de passion : tu dois te demander pourquoi je m’emballe ainsi… Et bien parce que je vis aujourd'hui mon plus beau Noël : il vient de m'arriver quelque chose de magique, de fantastique. D'iréel. En fait, je ne sais même pas par où commencer, tant que ce que je veux te dire est fort.
L'amitié, c'est quand on n'a pas d'fille
Et qu'on en veut aux amoureux
L'amitié, c'est quand on perd ses billes
Et comme il est trop grand le lit
On va dehors pour se le faire plus petit.
Mais commençons plutôt par le commencement :
Je suis arrivé il y a quelques jours pour affaires à Paris ; et tu sais (car à toi je dis tout) combien je suis amoureux de cette ville ! Surtout en cette période de Noël, à quelques heures seulement du grand jour ! La froidure, les passants emmitouflés dans leurs manteaux de laine, la fumée qui sort de la bouche des gens quand ils parlent, les marchands de marrons, les enfants tout excités à l'approche de l'heure des cadeaux… Cette atmosphère si particulière, si caractéristique de ces heures-là…

Alors, avant de repartir pour mon chez-moi de cartons et d’illusion, j’ai voulu prolonger mon séjour : j'ai voulu me baigner pleinement dans ce parfum de fête. Je suis retourné dans le quartier que tu aimes tant, vers la grande Tour. Je m’y suis longuement promené, arpentant les rues, les boulevards, passant devant ces crêperies bretonnes prises d’assaut par des gourmands en quête d'un endroit pour se réchauffer.
Comme un automate, j’ai suivi au gré de mes pas, au gré du hasard, un boulevard, une rue, une avenue, ne faisant qu’obéir à mon intuition qui me suggérait de continuer sur la voie qu’elle avait choisie.
Pourquoi à gauche, pourquoi tout droit ?
Pourquoi ici ? Pourquoi par là ?
Pourquoi ici à ce moment-là ?
Je ne saurais l’expliquer. Mais une petit voix me demandait très distinctement de continuer dans une direction et non dans une autre.
Et c’est là que tout s’est passé… C’est là que c’est arrivé.
Ma sœur, à toi je peux te le dire comme je l’ai vécu : au coin d’une rue, soudain mon cœur s’est arrêté de battre.

A l'angle d'un boulevard, je me suis retrouvé face à face avec un Ange. Il avait les ailes repliées mais je l’aurais reconnue entre mille… Celle dont je t’ai tellement parlé, celle dont la féminité rime avec la générosité, la beauté, la bonté, l’élégance simple et naturelle…
La douceur...
Elle...
Tout à coup…
Oui, tout à coup Elle était là, devant moi, à l’angle de cette rue.
Le hasard… ou le signe d’un destin qui se voulait subitement agréable, surprenant, incroyable… et surtout tellement inespéré...
Il m'a semblé qu'un nouveau jour commençait... A moins que cela ne soit dû qu'aux nuages qui, juste au-dessus de nos têtes, se sont dissipés subitement...
Paris s'éveille, il est cinq heures
Nous nous sommes immobilisés en même temps.
Immédiatement.
Nous nous sommes reconnus au même instant.
Immédiatement.
Un instant de surprise. Un instant d'intense joie. Un cadeau du hasard.
J’ai revu ses doux yeux verts, ses cheveux bruns et roux ; j’ai reconnu cette aura indescriptible qui l’enveloppe toujours aussi magnifiquement. Et qui n'a pas pris une seule ride...
Nous avons souri.
Il paraît que des gens marchaient, à droite et à gauche, se frayant un chemin entre les nombreux passants.
Il paraît…
Il paraît qu’il faisait froid… c’est peut-être vrai.
Mais ce ces détails je ne me souviens pas.
Elle s’est approchée de moi et je l’ai prise dans mes bras. Elle est venue s’y blottir doucement, et je l’ai serrée fort à travers son long manteau bleu marine. A ce moment-là, nous n’avions pas encore échangé un seul mot. Mais quel mot pourrait retranscrire l’émotion qui m’envahissait…
C’était simple. C’était bien. Et tellement fort.
J’ai retrouvé dans son cou, sur sa peau, ces parfums de bien-être, cette odeur qui est restée la sienne. Cette peau si tendre, si confortable, si rassurante.
Tu le sais, ma petite sœur : toutes ces années sans la voir m’ont conduit dans des tourments difficiles... si difficiles... Je ne t’en ai que trop parlé !
Et là, soudain, Elle était devant moi.
Là, tout simplement.
Je l’ai regardée. Elle était encore plus belle qu’avant… bien que je pensais que cela ne fût pas possible. Parce qu’à cet instant, contrairement aux autres sourires que je lui connaissais, elle avait là une beauté et une lumière de sérénité particulière et nouvelle à mes yeux. Et cette magnifiscence, ce n'est qu'un peu plus tard que j'en comprendrai la raison.
Nous avons enfin échangé quelques mots, tout émus que nous étions, Elle comme moi. Les premières paroles ont été pour nous dire la joie que nous avions à enfin nous revoir. Les mots sont venus d’eux-mêmes, comme si nous nous étions quittés la veille. J’ai été heureux de voir que cela n’ait pas changé, malgré l’érosion du temps. Que la machine ne soit pas rouillée, toujours huilée de notre affection qui, malgré l'éloignement, ne s'est jamais éteinte. Comme un fil d'Ariane aussi invisible que solide, et qui a su résister à ces longues années d'absence...
A ces trop longues années d'absence...
Je ne sais pas lequel des deux a dit cette phrase en premier, car je crois que nous l'avons prononcée ensemble : « Je suis content de te voir »…
« Tu n’as pas changé ».
« Toi non plus ». Puis nous nous sommes serrés une nouvelle fois dans nos bras.
Chaleureusement.
Affectueusement.
Simplement.
Pendant qu’Elle me serrait, Elle m’a dit d’un souffle, la bouche presque plaquée à mon oreille : « Tu vas bien, toi ? ». Je sentais son souffle. Son odeur. J'avais envie que ce moment s'éternise encore... encore... Je n’ai pas répondu, lui demandant simplement : « Et toi ? »...
Alors nous avons parlé quelques minutes.
Une douce et agréable poignée de minutes.
Dès que je l’ai vue apparaître,
J’ai tout de suite su que c’était… Elle,
L’air qu’on respire à sa fenêtre,
C’est l’air le plus pur de Paris…
Elle n'avait pas beaucoup de temps devant Elle, contrainte par la préparation d'un réveillon familial. Mais durant les quelques minutes passées ensemble, sur ce bout de bitume, j’ai pu comprendre pourquoi Elle irradiait tellement son entourage, reléguant à l’état d’infiniment ridicules toutes les beautés des magazines de mode ou les starlettes exhibitionnistes du moment : Elle m’a révélé qu’Elle avait rencontré quelqu’un.
Un homme avec qui Elle s’entendait à merveille.
Elle, avec un homme…
Elle, avec un homme…
Elle, avec un homme…
Oui, petite sœur, toi à qui je dis tout, ma meilleure amie… J’ai pris çà dans la face, mais vois-tu, cette annonce n’a pas eu pour effet de transformer mon cœur en un volcan bouillonnant de tristesse et de jalousie.
Non, contrairement à ce que tu pourrais penser, je l’ai écoutée avec un grand bonheur : j'étais heureux pour Elle.
Après ces quelques instants bien trop courts, nous nous sommes séparés, obligés par le temps. Et là, au moment de la séparation, c’est Elle qui m’a pris dans ses bras.
Elle qui m’a serré fort.
Très fort.
Mes yeux commençaient à s’embuer d’émotion. Et quand Elle m’a étreint, Elle m’a murmuré que jamais Elle ne relaisserait autant de temps entre nous. Et Elle tiendra parole, hermanita, je le sais. Puis, comme un souffle, comme un vent du sud qui arrête de chauffer ce qui l’entoure, Elle s’est engouffrée dans une bouche de métro, et moi je suis resté là, sur le trottoir.
Immobile.
Sur le coup, je me suis demandé si j’avais rêvé, mais mon odorat encore tout gorgé de son parfum malgré le froid ambiant m’a bien confirmé que ce que j’avais vu, que ce que j'avais vécu, était bel et bien réel.
Irréellement réel…
Et à cet instant, ce sont les mots d'Aznavour qui me sont venus à la mémoire....
Je n'aurais jamais cru qu'on se rencontrerait
Le hasard est curieux, il provoque les choses
Et le destin pressé un instant prend la pause
Non je n'ai rien oublié
Je souris malgré moi, rien qu'à te regarder
Si les mois, les années marquent souvent les êtres
Toi, tu n'as pas changé, la coiffure peut-être
Non je n'ai rien oublié
Un cadeau de Noël avant l’heure…
Alors, au lieu de repartir vers l’aéroport, j’ai fait une folie et j’ai changé brusquement mes plans. J’ai sauté dans le premier train qui montait vers la mer. Vers sa douce Normandie, son pays à Elle ; son si beau pays. Si vrai. Ce pays qui a tant inspiré les impressionnistes, par sa mélancolie, la douceur de ses couleurs, son authenticité. J’avais envie de chanter… J’étais bien…
Ce n'est que plusieurs heures après que je suis arrivé à Granville. La place était en fête, comme toutes les places de France un 24 décembre au soir. J’ai respiré les parfums de cet endroit, ces senteurs simples, fraîches, vraies et agréables.

J’ai marché vers la mer, le cœur léger de ces bonnes nouvelles. J’étais bien... Tu vas me trouver prétentieux, petite sœur, mais pourquoi te le cacherais-je à toi que j’aime tant et à qui je dis tout : il m’a semblé que j’étais touché par la Grâce…
La journée m’avait déjà offert le plus beau cadeau de Noël que j’aurais imaginé recevoir…
Les vagues de la mer
Sont des baisers
Que la mer vient poser
Quand elle s'ennuie d'attendre…
Les vagues de la mer
Sont des baisers
Le sable tend sa joue
A cette femme tendre.

Je suis allé sur la plage et me suis approché de l’eau, sans même me rendre compte que j’étais le seul fou à faire çà, un jour comme celui-là, en plein hiver, sans même réaliser que la nuit venait de tomber. Mais tu me connais tant, hermanita…, tu le sais très bien : moi et les conventions, çà fait deux… Je me demande même si çà ne fait pas trois, des fois !
Petite fille aux yeux si purs, mon amour
Tablier rouge sur l'azur des beaux jours
Le drapeau rouge sur la plage est levé
Souvenirs ... attention ... danger
La mer était d'huile.
Une fine couche de neige recouvrait le sable. Je me suis baissé, et j’en ai ramassé une mince pellicule. Je l’ai mise dans le creux de ma main, et, juste avant qu’elle ne fonde, je l’ai envoyée en l’air en faisant un vœu. Celui que plus jamais les années ne s’engouffrent entre Elle et moi.
Cela m'a fait du bien de sentir ta présence
Je me sens différent, comme un peu plus léger
On a souvent besoin d'un bain d'adolescence
C'est doux de revenir aux sources du passé
Et là, à cet instant, j’ai eu la réponse. Crois-tu aux contes de Noël, petite sœur ? Depuis ces dernières heures, j’en ai vécu un qui vaut largement ceux de Dickens !
A ce moment-là, en effet, j’ai vu dans le ciel une trace lumineuse. Etait-ce le Père Noël qui rodait son traineau ? Etait-ce une étoile filante ? Je ne sais pas. Mais ce dont je suis sûr, c’est qu’à cet instant je me suis senti enveloppé d’un vent tiède et agréable. Un vent du sud, presque chaud. A ce moment-là, j'ai vu un trou se creuser à mes pieds, juste à coté de moi ; et j’ai enfin senti ces centaines d’enclumes qui ont trop longtemps habité mon cœur y tomber et s’enfoncer pour disparaître dans le sable humide. A jamais.
Des mots qui ressemblent à la mer
Des mots où l'on voit à travers
Des mots d'amertume et d'amour
Des mots tendres et des mots lourds
A cet instant, j’ai eu envie de chanter, d’aller embrasser les gens qui se promenaient dans les rues… Oui. Oui j’ai ressenti tout çà. Et quand j'ai senti ces poids sombrer, comme des grands fauves avides de vie et de sang qui s'enfuiraient loin de moi, j'ai aussi compris qu'ils laisseraient la place à un petit pincement au coeur qu'il me faudra apprendre à dompter. Je sais qu'il viendra de temps en temps, comme çà, sans prévenir, et aussi qu'il repartira quand il le voudra, jusqu'à sa prochaine visite, un peu comme un vieux compagnon que l'on n'aime pas trop mais avec qui on est contraint de partager certains moments. Auquel on doit s'habituer. En fait, je me dis qu'il ne m'embêtera pas plus que la petite raideur aux cervicales que peuvent ressentir des millions de personnes près une journée de travail trop intense...
Chez moi, les tigres sont morts,
Y a un chat qui dort,
Un chien pas méchant
J'ai senti monter en moi des larmes de douceur et d’émotion.
Et je te mettrai sur le sable
Ame et corps jusqu'a perte nuit
Pour mettre un terme à mon ennui
J’ai arpenté la plage, en me repassant cent fois dans ma tête le film de cette rencontre impromptue sur un trottoir de Paris ; j'ai revu son regard doux et tendre, son visage illuminé sur lequel j'ai pu détecter, quand Elle m’a parlé, une délicieuse imperfection qui est, chez Elle, le révélateur d’une émotion particulière : une très légère crispation tremblée de sa bouche, une très légère vibration de sa lèvre inférieure.
Ne crois pas, petite sœur, que cela ne soit qu'un détail… C’est comme si tu me disais que l’ultime coup de pinceau que Vermeer a donné sur son œuvre ne sert à rien… C’est comme si tu essayais de me convaincre que le petit coup de triangle à la fin d’un acte chez Verdi est inutile… Car c’est pourtant çà qui fait tout, telles ces appoggiatures sur certaines notes de musiques qui mettent du relief au morceau, effaçant le lisse et le banal pour faire rêver en trois dimensions…

Oui, en ce moment, je rêve vraiment en trois dimensions. Je suis dans un cube de bien-être, un dé gigantesque ouvert vers le Ciel, flottant dans une ambiance ouatée, entouré de ces trois éléments que sont l’eau, l’air et la terre, au milieu de ces galaxies qui tapissent mon univers, brillantes et rayonnantes, fédérées par ces trois points parfaitement alignés que l’on appelle le Baudrier d’Orion.
J’aime les ports de l’Atlantique,
Quand les sirènes vont gueulant,
L’inconstance des goélands,
Qui m’attirent vers l’Amérique…
Je les ai tenus contre moi,
Avec leur envie de partir,
Avec leur envie de mourir,
Tout comme moi, tout comme moi…
Alors j’ai quitté le sable humide et je suis reparti vers le centre du village, le cœur léger. Il n’y avait déjà plus grand monde dans les rues, les gens s’affairant à préparer leur réveillon.
Puis je suis rentré dans un café, dans lequel je suis depuis une heure, et duquel je t’écris, laissant ma plume courir comme une folle sur le papier pour te raconter tout çà… Mais aucun mot ne saurait retranscrire ce que je ressens.
Alors je crois que tu as compris maintanant pourquoi je t'ai dit que je vivais aujourd’hui mon plus beau Noël ; étant enfant, j’avais du mal à trouver le sommeil ces nuits-là, m’imaginant déjà le lendemain, déballant ces grosses boîtes de jouets. Mais aujourd’hui, c’est moi qui refuserai le sommeil, pour jouir pleinement de ces heures.
Je rentrerai demain à Paris et je reprendrai le premier avion qui, après plusieurs heures de vol, me ramènera chez moi. Je serai déjà rentré quand tu recevras ce courrier, car tu n'ouvriras ta boîte aux lettres qu'à ton retour de tes fêtes de Noël, que tu passes près d'une autre mer de France, sous un ciel tiède, tapissé d'étoiles sucrées comme des marrons glacés.
Alors, avec quelques jours de décalage, à toi aussi : Joyeux Noël, ma petite sœur de coeur... Et je t'embrasse très affectueusement.
00:05 Publié dans Ma Belle de Granville | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Serge Lama, chanson française, noel
vendredi, décembre 22, 2006
Cyril remporte la Star'Ac 6
Les résultats sont tombés il y a quelques minutes : Cyril gagne la Sta'Ac 6 devant Dominique, avec 67% des suffrages des télespectateurs.
Et, sur ce bloguinou, vous avez vous aussi voté ; la tendance était la même, même si le score était plus serré (54% contre 46)...
En tout cas, merci pour votre mobilisation ! 84 votes en 3 jours, bravo !
Mais bon, franchement, j'ai trouvé la finale fade... J'vais me coucher. Bonne nuit à tous !
23:45 Publié dans Les résultats des quizz | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française
jeudi, décembre 21, 2006
CFLN
3 juin 1943 : De Gaulle et Giraud créent le CFLN.
Le Comité français de la libération nationale (CFLN) est créé à Alger. Il s'agit du gouvernement de la France libre, né de la fusion de celui d'Alger et de celui de Londres. Sa présidence est d'abord assurée par le général de Gaulle et le général Giraud. En octobre, De Gaulle parviendra à évincer Giraud qui sera nommé commandant en chef des forces françaises. En juin 1944, le CFLN prendra le nom de Gouvernement provisoire de la République française.
12:00 Publié dans Historia 43 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Serge Lama, chanson française
lundi, décembre 18, 2006
Star'Ac 2006 : Votez pour la finale !
Un petit quizz express valable jusqu'au 22 décembre, date de la finale de la Star'Ac saison 6...
Votez ici, sur ce bloguinou, sur la colonne de droite pour CYRIL ou DOMINIQUE.....

Et nous verrons dans quelques jours si les surfeurs qui viennent ici partagent l'avis de tous ceux qui téléphonent à TF1... (mais ici, c'est gratuit...)
Suite à très bientôt !!
00:05 Publié dans Les résultats des quizz | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : serge lama, chanson française
vendredi, décembre 15, 2006
Comme toujours
Le coeur crêpé de noir, comme toujours,
A petit pas d'espoir, comme toujours
Et les Cendres reviennent, comme toujours,
A petit pas de peine, comme toujours
Ces Cendres sont la braise, comme toujours,
De l'unité française, comme toujours,
Il y aura d'autres guerres, comme toujours,
Et nous irons les faire, comme toujours....
[Serge Lama - Napoléon ("le Retour des Cendres" - extrait)]
* * * * * * *
Il y a 166 ans aujourd'hui, le 15 décembre 1840, les Cendres de Napoléon arrivaient à Paris, en provenance de Sainte-Hélène où l'Empereur avait quitté le monde des vivants 19 ans plus tôt.
Victor Hugo a assisté au Retour des Cendres. Voici ce qu'il écrit dans "Choses vues" :
Le char de l'Empereur apparaît.
Le soleil, voilé jusqu'à ce moment, reparaît en même temps. L'effet est prodigieux.
On voit au loin, dans la valeur et dans le soleil, sur le fond gris et roux des arbres des Champs-Elysées, à travers de grandes statues blanches qui ressemblent à des fantômes, se mouvoir lentement une espèce de montagne d'or. On n'en distingue encore rien qu'une sorte de scintillement lumineux qui fait étinceler sur toute la surface du char tantôt des étoiles, tantôt des éclairs. Une immense rumeur enveloppe cette apparition.
On dirait que ce char traîne après lui l'acclamation de toute la ville comme une torche traîne sa fumée.
Au moment de tourner dans l'avenue de l'Esplanade, il reste quelques instants arrêté par quelque hasard du chemin devant une statue qui fait l'angle de l'avenue et du quai. J'ai vérifié depuis que cette statue était celle du maréchal Ney.
Au moment où le char-catafalque a paru, il était une heure et demie.
Le cortège se remet en marche.
Le char avance lentement. On commence à en distinguer la forme.
Voici les chevaux de selle des maréchaux et des généraux qui tiennent le cordon du poêle impérial.

Voici les quatre-vingt-six sous-officiers légionnaires portant les bannières des quatre-vingt-six départements. Rien de plus beau que ce carré, au-dessus duquel frissonne une forêt de drapeaux. On croirait voir marcher un champ de dahlias gigantesques.
Voici un cheval blanc couvert de la tête aux pieds d'un crêpe violet, accompagné d'un chambellan bleu ciel brodé d'argent et conduit par deux valets de pied vêtus de vert et galonnés d'or. C'est la livrée de l'Empereur. Frémissement dans la foule: « C'est le cheval de bataille de Napoléon! » La plupart le croyaient fortement. Pour peu que le cheval eût servi deux ans à l'Empereur, il aurait trente ans, ce qui est un bel âge pour un cheval.
Le fait est que ce palefroi est un bon vieux cheval-comparse qui remplit depuis une dizaine d'années l'emploi de cheval de bataille dans tous les enterrements militaires auxquels préside l'administration des pompes funèbres.
Ce coursier de paille porte sur son dos la vraie selle de Bonaparte à Marengo. Une selle de velours cramoisi à double galon d'or - assez usée.
Après le cheval viennent en lignes sévères et pressées les cinq cents marins de la Belle-Poule, jeunes visages pour la plupart, en tenue de combat, en veste ronde, le chapeau rond verni sur la tête, les pistolets à la ceinture, la hache d'abordage à la main et le sabre au côté, un sabre court à large poignée de fer poli.
Les salves continuent.
En ce moment on raconte dans la foule que ce matin le premier coup de canon tiré aux Invalides a coupé les deux cuisses d'un garde municipal. On avait oublié de déboucher la pièce. On ajoute qu'un homme a glissé, place Louis-XV, sous les roues du char et a été écrasé.
Le char est maintenant très près. Il est précédé presque immédiatement de l'état-major de la Belle-Poule, commandé par M. le prince de Joinville à cheval. M. le prince de Joinville a le visage couvert de barbe, ce qui me paraît contraire aux règlements de la marine militaire. II porte pour la première fois le grand cordon de la Légion d'honneur. Jusqu'ici il ne figurait sur le livre de la Légion que comme simple chevalier.
Arrivé précisément en face de moi, je ne sais quel obstacle momentané se présente. Le char s'arrête. II fait une station de quelques minutes entre la statue de Jeanne d'Arc et la statue de Charles V.
Je puis le regarder à mon aise. L'ensemble a de la grandeur. C'est une énorme masse, dorée entièrement, dont les étages vont pyramidant au-dessus des quatre grosses roues dorées qui la portent. Sous le crêpe violet semé d'abeilles, qui le recouvre du haut en bas, on distingue d'assez beaux détails: les aigles effarés du soubassement, les quatorze Victoires du couronnement portant sur une table d'or un simulacre de cercueil. Le vrai cercueil est invisible. On l'a déposé dans la cave du soubassement, ce qui diminue l'émotion.
C'est là le grave défaut de ce char. Il cache ce qu'on voudrait voir, ce que la France a réclamé, ce que le peuple attend, ce que tous les yeux cherchent, le cercueil de Napoléon.
Sur le faux sarcophage on a déposé les insignes de l'Empereur, la couronne, l'épée, le sceptre et le manteau. Dans la gorge dorée qui sépare les Victoires du faîte des aigles du soubassement, on voit distinctement, malgré la dorure déjà à demi écaillée, les lignes de suture des planches de sapin. Autre défaut. Cet or n'est qu'en apparence. Sapin et carton-pierre, voilà la réalité. J'aurais voulu pour le char de l'Empereur une magnificence qui fût sincère."
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lundi, décembre 11, 2006
Lama - Immobilier
Lama - Immobilier : le spécialiste de l'Immobilier en Vendée...
L'activité de la société LAMA s'est développée essentiellement dans la création de concepts novateurs dans le domaine de l'immobilier. La mise au point et la définition du produit, le partenariat avec les municipalités, la recherche de partenaires financiers représentent sa première étape d'intervention. Puis, elle en assume la maîtrise d'ouvrage déléguée, à savoir la gestion technique, financière et administrative. Chaque projet est initié au travers de SCI de constructions ventes, constituées de partenaires différents. Enfin, elle assure la gestion et la commercialisation des programmes immobiliers comprenant la stratégie de vente et de communication, la mise en place de structures de vente sur sites, mais aussi le montage de produits fiscaux et financiers adaptés. En date de 2005 la société LAMA a construit et vendu près de 800 logements.

Forts de leurs quinze années d'expérience dans la profession, Michel Mazaud et Erwan Letac s'associent en 1994 en créant la société LAMA qui bénéficie de leur savoir-faire et de leur professionnalisme. Leurs parcours professionnels leur ont permis de découvrir tous les métiers de l'immobilier et de la construction. Aussi, ils ont pu s'impliquer dans des programmes immobiliers de nature diverse et spécifique : bureaux, aménagement hydro-électrique, concours d'aménagement nationaux, villages de vacances, résidences de tourisme, etc. En 1995, ils décident de créer GPL, une société de gestion locative, pour compléter leurs domaines d'activité.
Pour en savoir plus : Lama-Immobilier en Vendée
12:00 Publié dans Hommes ! Ô Nîmes ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Serge Lama
vendredi, décembre 08, 2006
Carquois
L'amour a sorti de son carquois
Ses flèches de plumes et de flammes
Juillet Août, l'amour est québécois
Et le Québécoise s'enflamment
Le soleil a rendez-vous avec le Saint-Laurent
Avant que les baleines reviennent
Du nord, qu'les baleines ne l'enroulent
Et que l'hiver visse ses écrousSerge Lama - Les Québécoises (extrait)

Un carquois est un étui à flèches. Ce mot est apparu en son état moderne en 1328. Il vient du persan "terkech", qui s'est transformé en "tarkasion" (en grec médiéval), puis en "tarchais" (en 1170) et "carcan" (en 1213).
Et voilà !!
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mardi, décembre 05, 2006
11 février 1322
Sacre de Charles IV le Bel.
Surnommé « le Bel », comte de la Marche, 3e fils de Philippe le Bel, il succéda à son frère Philippe le Long le 3 janvier 1322, dans les royaumes de France et de Navarre, et fut sacré à Reims, le 11 février suivant.
Depuis qu'il était sur le trône, Charles le Bel éprouvait un vif désir d'avoir des héritiers, mais il ne pouvait se rapprocher de sa femme, renfermée à Château-Gaillard, après avoir été convaincue d'adultère. Il obtint du pape la nullité de son mariage, sous prétexte de parenté ; puis il épousa Marie, fille de l'empereur Henri de Luxembourg. Edouard II, roi d’Angleterre (son beau-frère car époux d’Isabelle, sa sœur) ne s'étant pas trouvé au sacre du roi pour faire hommage, fut sommé de venir rendre hommage au roi en la ville d'Amiens, entre la Chandeleur et Pâques (1324) ; il demanda un plus long délai ; mais, pendant ce temps, quelques actes d'hostilité ayant été commis par ses troupes, Charles IV le fit déclarer rebelle, et envoya le comte de Valois, son oncle, pour se saisir du duché de Guyenne.

Les troupes françaises s'emparèrent de plusieurs villes ; mais les armées, d'une et d'autre part, n'étant pas assez nombreuses pour pousser la guerre vivement, la reine d'Angleterre, Isabelle, fille de Philippe le Bel, (et donc sœur de Charles IV), vint en France peur traiter de la paix, accompagnée du prince de Galles, son fils. Les Spenser, favoris d'Edouard II, se crurent grands politiques en éloignant cette princesse, dont ils redoutaient l'ascendant. Elle conclut, en effet, la paix entre les deux royaumes ; mais elle ne retourna en Angleterre qu'à la tête d'un corps de troupes en état de soutenir le parti qu'elle y avait formé.
La révolution fut prompte et complète ; les favoris d'Edouard II furent pendus ; lui-même périt dans la prison où on le tenait renfermé, et son fils, auquel il avait donné la Guyenne de son vivant, pour éviter de rendre hommage à Charles le Bel, lui succéda au trône d'Angleterre, conservant par sa mère des prétentions sur la couronne de France, qui causèrent de grands troubles sous le règne suivant.
Sa seconde épouse Marie de Luxembourg mourut des suites d’une chute qui donna également la mort à l'enfant dont elle était enceinte, et Charles n'eut que la honte et le chagrin d'une entreprise qu'il avait suivie avec plus de bruit que d'habileté. Veuf pour la seconde fois et sans enfants, il épousa, l'an 1326, Jeanne, fille du comte d'Evreux, de laquelle il eut ... trois filles.
Charles mourut le 1er février 1328, à Vincennes, dans la 34e année de son âge, et la 7e de son règne. Ainsi, en l'espace de quatorze ans, les trois fils de Philippe le Bel, qui tenaient de leur père cette beauté mâle qui donne l'espoir d'une longue vie et d'une nombreuse postérité, montèrent sur le trône, et disparurent sans laisser d'héritiers. La couronne passa à une branche collatérale, dans la personne de Philippe de Valois, premier prince du sang ; mais comme la veuve du feu roi se trouvait enceinte, il ne prit que le titre de régent, jusqu'au jour où elle accoucha ... d'une fille.
Charles le Bel a régné trop peu de temps pour que les historiens contemporains se soient prononcés sur son caractère ; on sait seulement qu'il aimait la justice et savait se faire obéir. Ses courtisans disaient de lui « qu'il tenait plus du philosophe que du roi ».
Ce sont les premières batailles de la guerre de Cent ans, sur un fond de rois Maudits...
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samedi, décembre 02, 2006
Je sens en moi de l'infini
Je sens en moi de l'infini,
Il me démange des étoiles,
Il flotte des bateaux à voiles,
Il flotte des ignominies.
De l'arbre du temps qui s'enfuit,
Tombent des baisers innombrables,
Les châteaux de sable m'ont fui,
Reste la mer autour du sable
Et l'espace qui se réduit,
Et la mémoire inexorable...
[Serge Lama - Le Mémorial (extrait)]
Vous vous souvenez que cette chanson (dont j'ai cité quelques vers) retranscrivait la mort de Napoléon, à Sainte-Hélène, le 5 mai 1821.
Mais, comme l'avait remarqué le célèbre expert napoléonien Jean Tullard, si l'on écrit le mois (5) et l'année de décès de l'Empereur (1821), et si l'on "colle" tous les chiffres, cela donne :
51821
Maintenant, si l'on sépare les chiffres comme suit :
51, 8, 21
Cela donne quelque chose d'assez étrange. Creusez-vous un peu la tête avant d'aller voir la réponse et devinez pourquoi, des fois, l'histoire et les chiffres se combinent pour nos offrir des clins d'oeil surprenants ! Et vous pourrez même épater vos copains lors d'un prochain dîner entre potes en le resservant !
Pour une note qui sort le 2 décembre, avouez que l'Histoire nous fait un "coup d'éclat" !!!
00:05 Publié dans Jeux... de chiffres | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Serge Lama, Chanson française



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